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Le Groupe Michelin a toujours été actif en Israël. Pratiquement depuis la création de l’Etat Hébreu. Ce Groupe très innovant est en train de mettre au point un pneu incroyable.

Le pneu increvable de Michelin roulera un jour en Israël. Ce pneu est très attendu par les israéliens qui en on marre des pneus crevés, car de nombreuses routes du pays sont mal entretenues. Florent Menegaux, PDG du Groupe, a eu l’occasion de s’exprimer récemment sur la France. Un interview exceptionnel…

INTERVIEW DU PATRON DE MICHELIN DANS L’EXPRESS.

Il préside depuis trois ans le groupe Michelin (actif depuis des années en Israël) et ses 125 000 salariés. Pour Florent Menegaux, le second quinquennat d’Emmanuel Macron doit être l’occasion de repenser le rôle de l’Etat, pour diminuer son train de vie et le recentrer sur ses fonctions régaliennes.

L’Express :

« Dans un pays rongé par l’inquiétude et la peur de l’avenir, le dirigeant regrette l’absence d’un « grand récit », capable de ressouder les Français et de leur redonner confiance. « Nos responsables politiques, comme les entreprises, doivent s’attacher à recréer des rêves collectifs », prévient-il.

L’Express : La France apparaît plus fracturée que jamais à l’issue de cette élection présidentielle. Ces tensions, ce désenchantement, les ressentez-vous au sein de votre entreprise ?

Florent Menegaux : Le creusement des inégalités, les enjeux de pouvoir d’achat suscitent des tensions partout dans le monde. Mais il y a en France, c’est vrai, une inquiétude plus marquée qu’ailleurs, une peur de l’avenir que je ne perçois pas chez nos salariés espagnols, brésiliens ou thaïlandais par exemple… C’est un véritable crève-coeur car notre pays dispose d’atouts extraordinaires, mais il est comme déboussolé, en quête de repères. Ce malaise, je l’explique en premier lieu par la dévalorisation du travail, qui n’est souvent plus considéré comme une source d’épanouissement personnel, mais uniquement comme le moyen de subvenir à ses besoins. Encore faut-il que ce travail garantisse un salaire décent. Un métier aliénant, que vous ne trouvez pas passionnant, qui vous use physiquement, et qui, en plus, ne vous permet pas de vivre correctement, c’est terrible et potentiellement ravageur ! Cette question du sens et de la revalorisation du travail est donc centrale. J’ajouterais un autre impératif : faire à nouveau rêver les Français. Il n’y a plus de « grand récit », capable de nous projeter dans l’avenir avec optimisme, dans des épopées qui nous dépassent, comme ce fut le cas avec la conquête de l’espace. Les Américains, les Chinois ont encore ce ressort et cette approche du temps long. Ce n’est plus notre cas. Je pense que nos responsables politiques, comme les entreprises, doivent s’attacher à recréer des rêves collectifs, à jalonner le futur, pour en avoir moins peur ».

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