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Nitzan Horowitz est diplômé de la faculté de droit de l’université de Tel-Aviv. Au début de sa carrière journalistique il servit en tant que reporter international pendant la dernière phase de la guerre du Liban de 1982.

Ensuite il travailla, toujours au service international, à Galeï Tsahal, une radio de l’armée israélienne (1983-1987). En 1987 il commença à travailler chez Hadashot – un journal israélien – en tant que rédacteur en chef des affaires étrangères. En 1989 il commença sa carrière à Haaretz, en tant que rédacteur au service des affaires étrangères. Il fut également le correspondant de Haaretz à Paris (1993-1998), couvrant également l’Union européenne, et en tant que correspondant de Haaretz à Washington (1998-2001). De retour en Israël, Horowitz devint le rédacteur en chef des affaires étrangères chez Haaretz.

Quand « News 10 » commença à émettre en , Horowitz fonda le service information internationale. Il fut l’auteur de reportages majeurs suivant le tremblement de terre du 26 décembre 2004 et cette chasse à l’homme pour découvrir Oussama ben Laden en Afghanistan. Il participa également à l’émission London & Kirschenbaum avec des reportages et des analyses sur le monde des affaires.

En 2008, Nitzan Horowitz créa et dirigea une série de documentaires intitulée WORLD: The Next Generation – Nitzan Horowitz in search of tomorrow. Elle suivait quelques phénomènes majeurs et tendances du monde de demain : le vieillissement, le développement durable des villes, l’immigration, le développement industriel et urbain en Chine, et la révolution des hautes technologies en Inde.

Nitzan Horowitz était membre du conseil d’administration de l’Association pour les droits civils en Israël (ACRI – Association for Civil Rights in Israel). Il a également été actif sur les questions environnementales et a reçu en 2007 le « Prix Pratt » pour le journalisme écologique.

En , il dut se résigner à quitter Channel 10 et devint un candidat de l’aile gauche israélienne, New Movement-Meretz pour les élections suivantes. Le , il a obtenu la troisième place sur la liste commune de Hatnua Hahadasha (The New Movement) et du Meretz. Il a alors déclaré : « Mon but est de continuer de faire ce dont j’ai parlé ces dernières années, de protéger la mer, de promouvoir de nouvelle génération de transports publics non polluants ».

Le Meretz gagna trois sièges durant les élections législatives israéliennes de 2009 en février faisant d’Horowitz le deuxième membre ouvertement gay de la Knesset et le seul à avoir été élu en 2009. Le premier, Uzi Even, était également membre du Meretz. Le , il annonça un projet de loi qui autoriserait les mariages ou unions civiles entre deux partenaires, quels que soient leurs religions, origines ethniques ou genres.

Engagé sur les questions de discriminations des personnes LGBT, il prit part aux manifestations à la suite de la fusillade au centre gay et lesbien de Tel Aviv le visant un groupe de jeunes homosexuels disant qu’il s’agissait « sans aucun doute de la plus grave attaque jamais subie par la communauté homosexuelle israélienne. Nous sommes tous sous le choc ».

Horowitz réside à Tel Aviv avec son compagnon.

En 2009, il a annoncé qu’il boycotterait désormais toutes les visites du pape Benoît XVI en Israël car à ses yeux ce dernier donnait un message de « rigidité, d’extrémisme religieux et d’imperméabilité. De toutes les injustices du pape, la pire est son opposition à la diffusion de contraceptifs. Il est difficile de dire combien de pauvres hommes et femmes en Afrique, en Asie et en Amérique du sud ont contracté le virus du SIDA à cause de cette attitude bornée, mais nous sommes en train de parler de beaucoup ».

En , Horowitz annonce sa candidature à l’élection municipale à Tel-Aviv. En octobre, il est opposé à Ron Huldai, le maire sortant, membre du Parti travailliste. Horowitz reçoit 41 % des voix contre 57 % à Huldai.

En , sur l’ouverture d’une enquête devant la Cour pénale internationale (CPI), Nitzan Horowitz a déclaré devant la treizième chaine de télévision : « Je ne veux pas qu’Israël soit traduit devant La Haye […]. Mais Israël a aussi sa part de responsabilité […]. Je le dis avec une grande tristesse, la décision est justifiée. Je ne veux pas qu’Israël soit confronté à ces situations (…) mais Israël doit se demander ce qu’il doit faire pour empêcher cela », a-t-il ajouté, exhortant le gouvernement à coopérer avec le tribunal international de La Haye ».

Le 13 juin 2021, il devient ministre de la Santé dans le gouvernement de Naftali Bennett.

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