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Les administrateurs de plus d’une douzaine d’universités néerlandaises ont demandé à leur personnel de répertorier leurs interactions avec les organisations juives et israéliennes, a rapporté jeudi le Jewish Telegraphic Agency (JTA).

L’ordonnance fait suite à une demande envoyée le mois dernier par The Rights Forum, un groupe de défense pro-palestinien, aux bureaux de plusieurs universités. 

Les établissements se sont exécutés, la requête du groupe ayant été certifiée par le ministère public néerlandais comme étant une demande régie par le WOB, une loi du pays datant de 1991 sur la transparence administrative, stipulant que chacun a le droit de requérir auprès d’une autorité publique des renseignements contenus dans des documents. 

Pour l’heure, il n’a pas été révélé si les universités avaient transmis les informations au groupe pro-palestinien, selon le JTA.

« La seule conclusion (recherchée) est qu’une cabale sioniste/juive ténébreuse opère dans le système universitaire néerlandais. Cela empeste l’antisémitisme, et ne me surprend pas compte tenu de la réputation de ce groupe », a déclaré mercredi le grand rabbin néerlandais Binyomim Jacobs dans un communiqué.

« Ce qui m’inquiète vraiment, c’est le nombre d’universités qui se sont conformées à une demande aussi clairement antisémite. Cela nous rappelle que la plupart des maires ont coopéré pendant l’occupation pour transmettre les noms de leurs citoyens juifs aux Allemands », a-t-il ajouté.

The Rights Forum a été cofondé par Dries van Agt, un ancien Premier ministre des Pays-Bas qui a souvent été accusé de propager des idées antisémites.

Ministre de la Justice dans les années 1970, il avait fait mention de ses racines « aryennes » pour justifier son intention de pardonner quatre criminels de guerre nazis pour des raisons de santé, a rappelé le JTA.

i24News.
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