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En Europe, la hausse de l’inflation est surtout tirée par l’explosion des prix de l’énergie : gaz, carburant et électricité.

Mais en Israël, contrairement à l’Europe, il n’y a pas de crise énergétique ; le gaz qui est produit localement satisfait une grande partie des besoins énergétiques du pays.

Au cours des dernières années, de nombreuses usines du pays se sont convertis au gaz : dorénavant, la Compagnie israélienne d’Électricité produit plus de la moitié de son électricité à partir du gaz.

Sans compter que le gaz naturel extrait aux larges des côtes méditerranéennes est vendu à prix fixe ; il n’est donc pas influencé par la hausse mondiale des prix de l’énergie et des transports.

A ces deux facteurs objectifs (shekel et gaz) vient s’ajouter une autre mesure qui va freiner l’inflation : la baisse des taxes à l’importation décidée par le gouvernement Bennett et qui prendra effet début 2022.

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à propos de l’auteur
Jacques Bendelac est économiste et chercheur en sciences sociales à Jérusalem où il est installé depuis 1983. Il possède un doctorat en sciences économiques de l’Université de Paris. Il a enseigné l’économie à l’Institut supérieur de Technologie de Jérusalem de 1994 à 1998 et à l’Université Hébraïque de Jérusalem de 2002 à 2005. Aujourd’hui, il enseigne l’économie d’Israël au Collège universitaire de Netanya. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles consacrés à Israël et aux relations israélo-palestiniennes. Il est notamment l’auteur de « Les Arabes d’Israël » (Autrement, 2008), « Israël-Palestine : demain, deux Etats partenaires ? » (Armand Colin, 2012), « Les Israéliens, hypercréatifs ! » (avec Mati Ben-Avraham, Ateliers Henry Dougier, 2015) et « Israël, mode d’emploi » (Editions Plein Jour, 2018). Régulièrement, il commente l’actualité économique au Proche-Orient dans les médias français et israéliens.
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