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Daniel Shek à propos de Pegasus: « Rien d’illégitime dans l’exportation de tels matériels ».

L’ancien ambassadeur d’Israël en France, Daniel Shek, était l’invité de Steve Nadjar dans le Grand Journal de Radio J.

Il est revenu sur la visite du ministre de la Défense israélien, Benny Gantz, à Paris pour rencontrer son homologue française, Florence Parly. Au menu des discussions le projet Pegasus de la société israélienne NSO et le nucléaire iranien.

« Il n’y a rien d’illégitime dans le principe de l’exportation de tels matériels. La question est ici de savoir qui contrôle la liste des clients et qui contrôle les modalités de l’utilisation d’un tel logiciel qui peut servir à des fins tout à fait légitimes, comme la guerre antiterroriste, anticorruption, anti blanchiment d’argent et les utilisations beaucoup moins légitimes que nous avons tous découverts en partie dans ce vaste projet journalistique de 17 médias dans le monde dont le journal Le Monde », a déclaré Daniel Shek.

L’ancien diplomate a ajouté que cet épisode n’affectera pas les relations diplomatiques entre les Etats, pas plus que dans d’autres cas d’incidents.

Gabriel Attal (Copyrights).

Pegasus est un logiciel espion destiné à attaquer les téléphones intelligents sous iOS et Android. Il est conçu et commercialisé dès 2013 par l’entreprise israélienne NSO Group et les premières traces de ses intrusions ne sont découvertes qu’en 2016. Installé sur l’appareil, il accède aux fichiers, messages, photos et mots de passe, écoute les appels, et peut déclencher l’enregistrement audio, la caméra ou encore le suivi de la géolocalisation.

Pegasus est officiellement vendu uniquement à des organisations étatiques pour la surveillance des personnes soupçonnées de terrorisme ou autre crimes graves. Dans la pratique, il se révèle être aussi utilisé par des régimes démocratiques et des régimes autoritaires pour surveiller des journalistes, des opposants politiques et des militants des droits de l’homme. Les téléphones aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Chine, en Russie, en Israël ou en Iran seraient par défaut exclus des possibilités de ciblage.

 

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