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IsraelValley a  adapté un très bel article publié en France (Le Monde) pour le ré-inventer pour Israël. Voilà ce que cela donne…

La majorité des déplacements automobiles entre le domicile et le travail se font sans passager en Israël. La voiture, ce plaisir solitaire qu’un nouveau mot est venu décrire, au début du millénaire : « autosolisme ». Ne le tentez pas au Scrabble. Il n’y est pas accepté. Personne ne souhaite entendre que pour les trajets quotidiens, l’auto en solo vaut règle générale. Ni, surtout, ressentir cette énième culpabilité écologique, celle du siège vide. 

 

Stigmatiser la conduite en solitaire, voilà une nouvelle « marotte autophobe ». Comme les embouteillages post-Covid, et le prix de l’essence, les questionnements sur l’usage de la voiture augmentent en effet.

La rationalité voudrait que l’on remplisse mieux les voitures pour diminuer leur nombre, et partant, la congestion et la pollution. Optimisation de l’usage, réduction de l’impact environnemental, rompez ! Et développez-moi ce covoiturage du quotidien ! Mais, mon général Environnement, c’est sous-estimer la force de l’habitude et l’attachement au prolongement sur roues du domicile privé (siège enfant, miettes de gâteaux et poils de chien inclus) vécu tout à la fois comme cocon protecteur, sas de décompression, garantie de souplesse et d’autonomie.

« Même si le covoiturage est la meilleure solution à court terme, les gens n’en ont pas envie, résume Joël Hazan, expert mobilité au Boston Consulting Group (BCG). C’est le paradoxe de l’action collective : tout le monde y a intérêt mais personne n’a intérêt à jouer les missionnaires. »

 

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