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EN BREF. La Knesset, parlement israélien, a adopté jeudi le budget pour l’année 2021, premier budget d’Israël voté en trois ans, les discussions pour l’approbation du budget 2022 devant reprendre dans la journée.

BUDGET. La Knesset a adopté jeudi, vers 5 heures du matin, le premier budget de l’État depuis plus de trois ans, à l’issue d’une session parlementaire qui a duré toute la nuit. De nouvelles sessions auront lieu au cours des prochaines 24 heures pour adopter d’autres mesures budgétaires.

i24News :

« L’adoption du budget était considérée comme un test clé pour la coalition des huit partis, menée par Naftali Bennett, à la fois pour prouver qu’une alliance idéologiquement disparate peut s’unir sur des questions majeures et parce qu’un échec à la date limite du 14 novembre aurait déclenché automatiquement de nouvelles élections.

Bien que n’ayant qu’un seul siège d’avance sur l’opposition, la coalition a remporté l’ensemble des centaines de votes qui ont été organisés pendant la nuit.

Le plan de dépenses de 609 milliards shekels (170 milliards d’euros) pour 2021 est le premier budget adopté par Israël depuis 2018, après une longue impasse politique qui a vu les gouvernements successifs tomber avant de pouvoir présenter un projet à la Knesset.

Naftali Bennett a fêté l’adoption du budget sur Twitter, la qualifiant de « fête pour l’État d’Israël ».

« Après des années de chaos, nous avons créé un gouvernement, surmonté le variant Delta du [coronavirus] et maintenant, Dieu merci, nous avons adopté un budget pour Israël ! Nous continuons à avancer à pleine puissance », a-t-il écrit.

Les députés devraient se réunir à nouveau après quelques heures de repos pour adopter le projet de loi sur l’arrangement économique qui détaille la manière dont le budget sera mis en pratique, suivi d’un vote sur un budget de 573 milliards shekels (160 milliards d’euros) pour 2022.

Le budget prévoit notamment 9 milliards d’euros sur cinq ans pour améliorer les conditions socio-économiques de la minorité arabe d’Israël, ce que le parti arabe Ra’am avait exigé comme l’une des conditions de son soutien à la coalition. Certaines taxes seront par ailleurs augmentées ».

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