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La start-up israélienne H2Pro a remporté la compétition « New Energy Challenge » grâce à sa technologie de production d’hydrogène « vert », la division de l’eau E-TAC (Electrochemical – Thermally-Activated Chemical).
Inventée au Technion, l’Institut de technologie d’Israël, cette méthode consiste à utiliser l’électricité pour séparer chronologiquement l’eau en hydrogène et oxygène via deux processus distincts.
Ainsi, contrairement à l’électrolyse traditionnelle qui produit simultanément ces deux éléments, la technologie E-TAC ne nécessite pas l’utilisation de membrane pour les dissocier et présente ainsi plusieurs avantages : une réduction des coûts, l’absence de risque d’explosion oxygène-hydrogène et une augmentation de la rentabilité énergétique, avec un rendement supérieur à 90% et une réduction d’environ 30% du besoin en électricité renouvelable, en comparaison avec les processus existanInventée au Technion, l’Institut de technologie d’Israël, cette méthode consiste à utiliser l’électricité pour séparer chronologiquement l’eau en hydrogène et oxygène via deux processus distincts.
Ainsi, contrairement à l’électrolyse traditionnelle qui produit simultanément ces deux éléments, la technologie E-TAC ne nécessite pas l’utilisation de membrane pour les dissocier et présente ainsi plusieurs avantages : une réduction des coûts, l’absence de risque d’explosion oxygène-hydrogène et une augmentation de la rentabilité énergétique, avec un rendement supérieur à 90% et une réduction d’environ 30% du besoin en électricité renouvelable, en comparaison avec les processus existants.
La start-up H2Pro estime par ailleurs que l’utilisation de sa technologie E-TAC permettra de réduire le prix de l’hydrogène à moins de 2$/kg d’ici 2023. En s’appuyant sur cette méthode inédite, la start-up a pour ambition de rendre possible l’utilisation de l’hydrogène comme vecteur d’énergie propre dans les années à venir. 
Les véhicules à hydrogène convertissent l’hydrogène en énergie électrique (dans un processus sans émissions) et l’utilisent pour alimenter des moteurs électriques. Essentiellement, ils sont comme les véhicules électriques à batterie, mais au lieu de transporter une batterie, ils ont un réservoir d’hydrogène. 
Étant donné qu’un kilo d’hydrogène contient à peu près autant d’énergie qu’une batterie de 100 kg, les véhicules à hydrogène (également connus sous le nom de véhicules électriques à piles à combustible ou FCEV) ont une bien meilleure autonomie et peuvent être ravitaillés en quelques minutes, plutôt qu’en heures. 
L’hydrogène est donc un carburant idéal non seulement pour les voitures, mais aussi pour les camions, les bus, les trains, les bateaux et les avions.
Hanna Bensimon.

L’hydrogène dans le monde. C’est un gaz d’une immense valeur industrielle. Il est utilisé comme intrant dans le raffinage du pétrole, dans la production d’ammoniac, de méthanol et dans la fabrication de l’acier. La demande mondiale d’hydrogène est de plus de 70 millions de tonnes par an et sa valeur brute est de 350 milliards de dollars. L’approvisionnement en hydrogène à des fins industrielles est une bonne affaire partout dans le monde.

La production mondiale d’hydrogène en 2007 s’est élevée à 60 millions de tonnes et cette demande devrait doubler d’ici 2030.

La demande d’hydrogène a triplé depuis 1975. Aujourd’hui, l’approvisionnement mondial est presque entièrement produit à partir de combustibles fossiles. 6% de tout le gaz naturel et 2% de tout le charbon du monde sont utilisés pour la production industrielle d’hydrogène. En conséquence, la production d’hydrogène est responsable de l’émission d’environ 830 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an, ce qui équivaut aux émissions de CO2 du Royaume-Uni et de la France réunis.

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