MAIN ROBOTIQUE. En ces temps de distanciation sociale et de limitation des contacts physiques, une équipe de l’université Simon Fraser, dans la région de Vancouver au Canada, étudie des moyens pour que les médecins puissent exercer… sans trop toucher leurs patients. En clair: ils testent la faisabilité de robot-praticiens, capables de relever automatiquement certaines données physiologiques. En Israël, de nombreuses start-ups sont actives dans ce domaine. Une main robotique pour ausculter les patients a déjà été testée en Israël.

Selon Sciences & Avenir :
« L’impression 3D pour créer une semelle “intelligente”

Enseignant-chercheur en génie des matériaux à la faculté de Génie mécatronique de l’université, Woo Soo Kim a utilisé l’impression 3D pour créer une semelle “intelligente” en matériau composite intégrant des filaments de cuivre. Ces derniers forment dix capteurs qui captent la pression de la plante du pied. Les données ainsi collectées permettent d’étudier la démarche de la personne et de déterminer si celle-ci est atteinte de fasciite plantaire, à savoir une inflammation qui a pour conséquence d’empêcher la personne de marcher normalement sous peine de douleur. La semelle cartographie les zones où le pied appuie et permet de comparer avec les zones où il devrait appuyer.

Des capteurs au bout de trois doigts

Ces travaux ont été publiés dans la revue Advanced Materials Technologies de mars 2021. Ils incluent aussi, et surtout, une main robotique dont les doigts imitent les propriétés des doigts humains en termes de rigidité et d’articulation. Elle capte les signaux électriques dégagés par les muscles en mouvement, ce que l’on appelle un électromyogramme (EMG). Pour cela, l’équipe a placé des électrodes au bout de trois des doigts de la main (index, majeur, annulaire) qui se pose sur la peau du patient.

Les signaux musculaires ont également été captés par un électromyographe classique à des fins de comparaison : les deux procédés ont produit les mêmes résultats. “Le nombre de capteurs dépendent de ce que l’on veut détecter, précise Woo Soo Kim. Pour un EMG ou un électrocardiogramme, il nous en faut trois. Pour mesurer la température, nous n’avons besoin que d’une électrode sur un doigt.” L’équipe s’apprête à adapter son robot pour la pression sanguine. »

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