L’Allemagne patine avec sa digitalisation. L’indice mondial de qualité de vie numérique 2021 place à nouveau la quatrième puissance économique mondiale, souvent montrée en exemple, loin derrière les élèves branchés que sont le Danemark, la Corée du Sud, la Finlande, Israël, les États-Unis, la Suisse et la France.
Si Angela Merkel, la chancelière sortante, peut se féliciter d’avoir remonté sept places par rapport au classement 2020, son pays reste handicapé par le retard du réseau haut débit : 59e place mondiale sur ce critère. Dès 2017, la Commission européenne avait pointé que seuls 36,4 % des foyers en zone rurale disposaient d’un réseau internet d’un débit égal ou supérieur à 30 Mbits par seconde. En matière de fibre optique, l’Allemagne était quasi-lanterne rouge en Europe, avec 7,3 % des foyers raccordés.
Achim Berg rêve du « digital first » du Danemark, où 95 % des habitants utilisent la signature électronique. Un ovni, outre-Rhin. Mais, pour l’instant, les campagnes ne sont « culturellement » pas prêtes. « La moitié des plus de 60 ans rejettent une administration plus numérique », indiquait une étude de l’Institut Bertelsmann, en 2020.
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