Didomi clôture sa Série B (+40 millions $). « Cette future licorne a démontré la pertinence de son modèle dans la 𝘋𝘢𝘵𝘢 𝘗𝘳𝘪𝘷𝘢𝘤𝘺 à travers la puissance de sa solution. Raphaël Boukris est un des co-fondateurs avec Romain Gauthier et Jawad Stouli. Excelsior est partenaire de Didomi dans la construction de ses équipes, et sur la création d’un événement majeur pour cet automne ».
Maddyness : « Une étude récemment réalisée par Kantar révèle que 80% des consommateurs européens prêtent attention à la protection de leur vie privée sur Internet, et environ 2/3 modifient leurs décisions d’achat en fonction des engagements pris par les entreprises pour garantir leur sécurité. L’enjeu est de taille car en cas de refus, l’entreprise risque de devoir renoncer à une mine d’informations pouvant lui servir à mieux comprendre et cibler ses clients.
Un marché en plein expansion
L’explosion des sites Internet et d’e-commerce pendant la pandémie associée aux injonctions de la CNIL à faire respecter le RGPD créent « un climat très favorable » à la croissance de sociétés comme Didomi. « Au cours des dix derniers mois, nous avons réalisé une croissance mensuelle de 90% des volumes de gestion des consentements », détaille Romain Gauthier. Un point positif pour la startup dont le business model repose sur un abonnement mensuel indexé sur les volumes à traiter.
Et ce n’est qu’un début, un mouvement mondial de régulation étant en train d’émerger. « Avec le RGPD, l’Europe est en avance pour une fois mais une dizaine d’États américains comme la Californie élaborent aussi des règles. La Chine s’est également dotée d’un règlement plutôt strict sur la protection des données en 2020. » Mais Didomi n’est pas le seul acteur en lice sur le secteur. Aux États-Unis, son concurrent Sourcepoint a levé 26 millions de dollars l’an dernier. Pour se différencier et « devenir leader de son marché », l’entreprise mise sur le développement d’une « plateforme plus pratique et polyvalente, grâce à laquelle [ses] clients pourront créer et déployer des interfaces de gestion des consentements et des préférences connectées à leurs outils marketing ». L’idée étant que « l’information circule à tous les échelons de l’entreprise afin que les préférences soient connues de tous les pôles ».
L’autre point d’attention est l’expérience utilisateur. «Il y a un véritable effort d’information et de transparence à réaliser. Généralement, les marques ont peur de poser des questions sur le canal à utiliser et les thèmes qui intéressent leurs clients alors que cela leur permet de créer un lien de confiance fort avec eux. » Et c’est avant tout ce que recherchent les clients : ne pas être spammés mais bien ciblés.
Pour poursuivre sur sa lancée, la société parisienne compte recruter de nouveaux membres, sur la partie technique mais aussi des commerciaux, des chargés du support client, etc. afin de créer des équipes locales en Espagne, en Allemagne et aux États-Unis où un des co-fondateurs s’est déjà installé ».
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