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Le gouvernement israélien n’a pas réussi, mardi 6 juillet, à faire passer une mesure controversée interdisant l’octroi de la citoyenneté aux conjoints palestiniens d’Arabes israéliens, que le Premier ministre Naftali Bennett souhaitait voir renouvelée.

Les députés de la Knesset ont voté, sans qu’aucun camp n’obtienne de majorité.

Les Palestiniens ayant épousé des Arabes israéliens pourront donc demander la nationalité israélienne.

De nombreuses demandes d’obtention de la citoyenneté israélienne émanent des conjoints palestiniens d’Arabes israéliens, originaires de Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967, ou de la bande de Gaza.

La loi autorise des demandes d’appels pour des raisons humanitaires, pour des couples avec enfants, pour des raisons de santé et d’autres cas particuliers.

Une coalition divisée sur la question

Depuis sa première adoption en juillet 2003 pendant la deuxième Intifada, cette mesure dite de « la citoyenneté » a été sans cesse renouvelée par la Knesset. Les autorités ont avancé des justifications sécuritaires.

Cette année, la mesure est portée par la ministre de l’Intérieur Ayelet Shaked (1), issue du nouveau gouvernement israélien qui a écarté du pouvoir mi-juin l’ancien Premier ministre Benyamin Nétanyahou après douze ans de règne ininterrompu. (francetvinfo.fr)

(1) Ayelet Shaked. Élue député à la Knesset pour le parti nationaliste Le Foyer juif en 2013, elle est ministre de la Justice de 2015 à 2019, au sein du quatrième gouvernement Netanyahou. Elle fonde La Nouvelle Droite en 2018. Depuis 2021, elle est ministre de l’Intérieur dans le gouvernement Bennett.

Ayelet Shaked, de son nom de jeune fille Ayelet Ben Shaul, est née à Tel Aviv en Israël au sein d’une famille de la classe moyenne. Sa mère, une enseignante de la Bible hébraïque, est ashkénaze (ses ancêtres faisaient partie de la première aliyah russe à la fin du XIXe siècle) et vote centre-gauche. Son père, né en Iran dans une famille juive irakienne ayant quitté cette région dans les années 1950, est comptable et vote pour le Likoud. Elle se décrit comme « à moitié irakienne et fière de l’être ».

Shaked grandit dans le quartier de Bavli à Tel Aviv. Elle déclare que sa passion pour la politique est née en regardant à huit ans un débat télévisé entre Yitzhak Shamir et Shimon Peres, durant lequel elle affirme avoir soutenu Shamir. À sa majorité, elle rejoint l’Armée de défense d’Israël et occupe rapidement le poste d’éducatrice et responsable culturelle dans la brigade Golani. Après son service militaire, elle intègre l’université de Tel Aviv et obtient un master en ingénierie électronique et informatique. Elle travaille ensuite au service marketing de la société Texas Instruments.

 

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