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TOULOUSE. Ce jour, Naftali Benett deviendra Premier Ministre et Benyamin Netanyahou quittera son poste de PM. Une date restera importante dans le calendrier France-Israël.

Le , en visite officielle en France, Netanyahou déclare lors d’une conférence de presse avec François Hollande : « En ma qualité de Premier ministre d’Israël, je le dis toujours aux juifs où qu’ils soient : venez en Israël et faites d’Israël votre chez vous ».

Le lendemain, il se rend à Toulouse avec le président français pour participer à une cérémonie d’hommage aux victimes de la tuerie de Toulouse.

Il y déclare : « Le meurtrier de Toulouse n’a pas seulement tué des juifs mais aussi des soldats français, musulmans et chrétiens, sans aucune distinction. La haine barbare de ces assassins ne menace pas seulement les juifs mais la civilisation tout entière ».

Les attentats de mars 2012 en France, ou tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban, sont une série d’attentats islamistes qui se sont déroulés en , tuant sept personnes : trois militaires dont deux de confession musulmane et quatre civils, dont trois enfants d’une école juive. Le parquet antiterroriste de Paris s’est saisi des affaires et a ouvert trois enquêtes « pour des faits qualifiés d’assassinat et tentatives d’assassinat en lien avec une entreprise terroriste », d’après François Molins, le procureur de Paris.

La méthode employée lors de chaque meurtre est identique : casqué, à scooter, équipé d’une caméra GoPro, le terroriste islamiste franco-algérien Mohammed Merah exécute ses victimes « à bout touchant» avec un pistolet de type Colt 45 de calibre .45 ACP et un pistolet mitrailleur de type Mini-Uzi de calibre 9 mm Parabellum. L’analyse balistique a montré que l’une des armes du crime était la même dans les trois attaques. Retranché dans son appartement, Mohammed Merah est tué le lors de l’assaut donné par les policiers du RAID.

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A SAVOIR. Après avoir abattu trois militaires et grièvement blessé un quatrième à Toulouse et à Montauban, Mohamed Merah arrête son scooter devant l’école juive Ozar Hatorah. Casqué et muni d’une arme de calibre 11,43, il a également avec lui un Uzi 9 mm. Il se met à tirer sur les enfants qui rentrent dans l’école.

4 personnes meurent sur le coup :

Jonathan Sandler, 30 ans, rabbin et professeur, ainsi que ses deux fils Gabriel (4 ans) et Arieh (5 ans).

Myriam Monsonego, 7 ans, fille du directeur de l’établissement, est abattue froidement par le tireur alors qu’elle tentait de s’enfuir.

Un élève, Brian BIJAOUI, 15 ans , est grièvement blessé et subira 3 lourdes interventions chirurgicales.

Le 21 mars 2012, Mohamed Merah, 23 ans, qui se revendique d’Al Qaïda, se retranche dans son appartement et blesse deux policiers au cours d’une première tentative d’interpellation.
Les opérations du RAID se poursuivent durant 31 heures et s’achèvent le 22 mars 2012 par un échange de tirs d’une rare violence à l’issue duquel Mohamed Merah est abattu.

L’opinion publique a été profondément choquée par les attentats de Toulouse et Montauban commis par Mohamed Merah les 11, 15 et 19 mars 2012.

Saisi par la famille du caporal-chef Abel Chennouf, tué le 15 mars 2012 à Montauban, le tribunal administratif de Nîmes (Gard) a jugé, le 12 juillet 2016, l’État responsable pour un tiers dans la mort d’Abel Chennouf, deuxième victime de Mohamed Merah : « Le tribunal juge que la responsabilité de l’État est susceptible d’être engagée pour faute simple des services de renseignement dans l’exercice de leur mission de prévention des actions terroristes et de surveillance des individus radicaux ».

Le tribunal a considéré que « la décision de supprimer toute mesure de surveillance de Mohamed Merah, prise à la fin de l’année 2011 (…) alors notamment que Mohamed Merah avait déjà fait une première victime quatre jours avant l’assassinat d’Abel Chennouf (constitue une faute qui) a compromis les chances d’empêcher l’attentat et fixe à un tiers la part de responsabilité de l’État ».

La cour d’assises de Paris a condamné, jeudi 2 novembre 2017, Abdelkader Merah à vingt ans de réclusion criminelle, avec une peine de sûreté des deux tiers. Concernant les tueries commises par son frère Mohamed Merah en 2012, la cour l’a jugé coupable d’association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, mais n’a pas reconnu sa complicité.

L’avocate générale Naïma Rudloff avait requis la prison à perpétuité, assortie d’une peine de sûreté de vingt-deux ans à l’encontre d’Abdelkader Merah, 35 ans, qu’elle présentait comme le mentor de l’auteur des attentats de mars 2012 à Toulouse et à Montauban, qui firent sept morts.

Le second accusé, Fettah Malki, 35 ans, a été condamné à quatorze ans de réclusion criminelle, avec une peine de sûreté des deux tiers, pour association de malfaiteurs terroriste. La justice l’a notamment reconnu coupable d’avoir fourni à Mohamed Merah un gilet pare-balles portant le logo de la police, volé en 2011, et un pistolet-mitrailleur, utilisés lors des tueries de mars 2012 à Toulouse.

Le ministère public a fait appel suite à ce verdict.

Le procès en appel s’est tenu du 25 mars au 18 avril 2019. A l’issue de 4 semaines d’audience, la cour d’assises d’appel de Paris spécialement composée a prononcé une nouvelle condamnation.

Abdelkader Merah a été reconnu coupable de complicité d’assassinats et de tentatives d’assassinats et condamné à 30 ans de réclusion criminelle assortie d’une peine de sureté des deux tiers.

Fettah Malki a été reconnu coupable d’associations de malfaiteurs de droit commun et condamné à 10 ans de réclusion criminelle.

 

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