En 65 ans d’existence, le concours Eurovision de la chanson a connu d’innombrables scandales, polémiques et controverses d’ordre artistiques, culturelles ou géopolitiques. Des victoires surprenantes et parfois inattendues.
La qualité vocale, musicale ou d’interprétation ne semble plus être l’apanage d’un concours qui au gré du temps s’éloigne un peu plus de sa vocation d’origine. Show de paillettes, de costumes osés et grands guignolesques, personnages extravertis, artistes pour la plupart éphémères ou formatés, dénudés et dénués de talent, fashion victimes et chanteuses siliconées…
À l’issue d’un show de près de trois heures, l’Italie a emporté le trophée avec un total de 524 points. Le pays, favori des bookmakers, était représenté par Måneskin et la chanson « Zitti e Buoni ». Quatrième à l’issue de l’énoncé des résultats des jurys nationaux, il s’est hissé à la première place lors de la révélation du vote des téléspectateurs. C’est la 3e victoire de l’Italie à l’Eurovision. Lors de la première partie des votes, la France n’a attribué aucun point au vainqueur. Carla, représentante tricolore à l’Eurovision junior 2019, a révélé le verdict des professionnels français. Ces derniers ont décerné 12 points à la Grèce, 10 points à la Russie, 8 points au Portugal, 7 points à la Suisse, 6 points à la Belgique, 5 points à Israël, 4 points à Saint-Marin, 3 points à l’Islande, 2 points à Chypre et 1 point à la Suède. À 25 points près, Barbara Pravi n’a pas réussi à détrôner Marie Myriam, dernière gagnante française en date. L’interprète de « Voilà », qui est apparue sur scène à 22h34, termine deuxième du classement final et réalise la meilleure performance de la France depuis 1991. Juste avant le coup d’envoi de la compétition, sa cote la hissait à cette même place selon les sites de paris spécialisés. L’interprète de « Voilà » a engrangé 499 points. Israël a donné ses 8 premiers points à la France.
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