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La France a déposé mardi soir une résolution devant le Conseil de sécurité de l’ONU, en coordination avec l’Egypte et la Jordanie, qui demande un cessez-le-feu dans le conflit entre Israël et Gaza, a indiqué l’Elysée. Lors d’une conversation téléphonique, Angela Merkel et le roi de Jordanie, ont évoqué la nécessité d’un cessez-le feu rapide entre Israël et les Palestiniens afin de permettre de nouvelles «négociations politiques».

Washington ne fera pas pression pour réclamer un cessez-le-feu immédiat entre Israël et le Hamas à Gaza.

C’est ce qu’a répété lors de sa tournée dans les pays scandinaves le secrétaire d’État américain alors que les combats entrent dans leur deuxième semaine, et malgré la pression du Conseil de sécurité de l’ONU.

En revanche, Antony Blinken est revenu sur le bombardement de la tour à Gaza ce week-end qui abritait des médias, dont l’agence américaine Associated Press. Les journalistes avaient été prévenus par Tsahal de quitter la tour en urgence. Israël affirme que sa cible était le Hamas qui se servait aussi de l’immeuble.

Le rédacteur en chef de l’Associated Press demande une enquête indépendante sur l’attaque aérienne. « Peu après la frappe, a commenté Antony Blinken, le Secrétaire d’État américain, nous avons demandé des détails supplémentaires concernant sa justification. Je ne voudrais pas m’immiscer dans les questions de renseignement dans ce forum, ce n’est pas ma place, je laisserais à d’autres le soin d’analyser si des informations ont été partagées et de les évaluer. » Israël a poursuivi ce lundi ses frappes aériennes sur la bande de Gaza, affirmant avoir détruit 15 kilomètres de tunnels destinés aux combattants du Hamas et les maisons de neuf commandants du parti au pouvoir à Gaza.

Source : fr.euronews.com

LE PLUS. Les 27 ministres des Affaires étrangères de l’UE se sont entretenus par visioconférence à la demande de Josep Borrell, le chef de la diplomatie de l’Union. Les Européens ont appelé Israéliens et Palestiniens à un arrêt immédiat de toutes les violences, rapporte notre correspondant à BruxellesPierre Benazet.

La déclaration européenne représente un compromis entre les partisans d’Israël ou de la Palestine, mais la Hongrie a tout refusé de s’y associer au grand dam de Josep Borrell, le chef de la diplomatie de l’UE. « Notre mission au sein du conseil des Affaires étrangères est de contribuer à la création d’une politique étrangère et de sécurité commune. Loyalement et positivement. Ceci n’est pas un caprice, c’est une obligation du traité. Et sur un sujet aussi difficile que celui qui nous a occupé, je me satisfais de ce que mon sentiment général au sujet de la discussion est partagé par 26 États », a-t-il déclaré.

Même si elle n’est pas totalement unanime, les Européens ont désormais une position de principe et ils vont raviver les contacts avec le quartette pour le Proche-Orient afin de relancer la recherche d’une solution politique. Par ailleurs, la chancelière allemande et du roi de Jordanie se sont entretenus par téléphone. Ils réclament  qu’un « cessez-le-feu rapide » intervienne afin de permettre de nouvelles « négociations politiques ».

 

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