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Aux USA, les aires de jeux de Magical Bridge ne sont pas des aires de jeux « à besoins spécifiques ». Ils sont plutôt conçus pour tout le monde, à toutes les étapes de la vie, quels que soient vos capacités, votre handicap, votre taille ou votre âge.

Elles sont inspirées du parc Friendship de Ra’anana, en Israël, et basées sur les principes de « conception universelle » qui diffèrent de celles qui existent en Amérique. Celles-ci sont construites à partir de modules standard, ce qui les rend rentables pour les villes et garantit leur conformité à la loi sur les Américains handicapés. En effet, ces terrains de jeu ont un rythme imposé par les enfants neurotypiques, et si les autres ont des problèmes de traitement, ils ne peuvent pas y jouer.

En revanche, les aires de jeux de Magical Bridge comportent des zones distinctes, notamment des zones pour tourner, glisser et se balancer. Il y a même une zone musicale avec une harpe laser à 24 cordes, activée par le mouvement. L’ensemble de l’aire de jeux est entouré d’une clôture, ce qui empêche les personnes souffrant de graves problèmes cognitifs de s’y aventurer. Et au lieu de l’écorce de tan ou du sable, qui, selon M. Hassid, peuvent causer des problèmes respiratoires, les surfaces de l’aire de jeux sont recouvertes de « poured-in-place », un matériau caoutchouteux qui amortit les chutes, et de paillis caoutchouteux fabriqué à partir de vieux pneus.

Bien sûr, des aires de jeux aussi amusantes (et inclusives) ne sont pas bon marché ; leur construction coûte entre 6 et 10 millions de dollars et nécessite d’importants investissements de la part des villes, des comtés, des philanthropes et des membres de la communauté. Pour la nouvelle aire de jeux de Redwood City, dont le béton seul a coûté un million de dollars, selon les responsables, la Congrégation Beth Jacob a contribué pour plus de 10 000 dollars, le Sequoia Healthcare District a apporté 500 000 dollars et l’initiative Chan Zuckerberg a parrainé une « tot zone » pour les 1-4 ans.

Ces équipements sont particulièrement bénéfiques aux parents souffrant de handicaps et qui peuvent y amener leurs enfants en sécurité.

Seul bémol. Ces aires de jeux sont toujours bondées, surtout en raison des protocoles sanitaires liés aux pandémies, et de longues files d’attente ont tendance à se former aux entrées le week-end.

Source : Jweekly & Israël Valley

 

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