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Business Insider vient de révéler un mémorandum déclassifié qui révèle un plan américain de 1963 visant à créer une alternative au canal de Suez. Celui-ci aurait été creusé sur plus de 250 km à travers le désert du Néguev en Israël avec des 520 bombes nucléaires.

Le plan n’a jamais abouti, mais disposer d’une voie d’eau alternative au canal de Suez aurait pu être utile aujourd’hui, alors qu’un navire est actuellement échoué dans l’étroite passe, bloquant ainsi l’une des routes maritimes les plus vitales du monde.

Le mémorandum provenait du Lawrence Livermore National Laboratory, soutenu par le ministère américain de l’énergie et il suggère qu’une « application intéressante de l’excavation nucléaire serait un canal au niveau de la mer de 160 miles de long à travers Israël ». Comme les méthodes conventionnelles d’excavation seraient « d’un coût prohibitif », selon le mémo. « Il semble que les explosifs nucléaires pourraient être appliqués avec profit à cette situation. »

Dans le cadre du modèle de tarification, le mémorandum estime que quatre dispositifs de 2 mégatonnes seraient nécessaires pour chaque mile, ce qui, selon les calculs de Wellerstein, représente « 520 ogives » ou « 1,04 [gigatonne] d’explosifs », a-t-il tweeté.

Le laboratoire a noté que ce tracé se faisait dans des « terres désertiques pratiquement non peuplées, et qui se prêtent donc aux méthodes d’excavation nucléaire ».

Mais le mémo concevait qu’un problème, que les auteurs n’avaient pas pris en considération, pourrait être « la faisabilité politique, car il est probable que les pays arabes entourant Israël s’opposeraient fortement à la construction d’un tel canal » et le projet PNE est resté expérimental, après que les États-Unis ont constaté que 27 expériences avec des PNE irradiaient fortement le paysage.

Le mémorandum de 1963 est également intervenu moins de dix ans après la crise de Suez, un conflit pour le contrôle de la voie navigable stratégique qui a été un événement déterminant de la guerre froide.

Le Lawrence Livermore National Laboratory existe toujours. Selon son site web, il se consacre à « assurer la sûreté, la sécurité et la fiabilité de la dissuasion nucléaire de la nation. »

Source :Business Insider & Israël Valley

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