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Israël fait face ces jours-ci à la plus grande catastrophe écologique de son histoire. Une marée noire massive. 170 km de littoral de Rosh Hanikra à Nitzanim souillés par du mazout.

C’est un cargo qui aurait par accident déversé le pétrole de sa cale jeudi à environ 50 km au large des côtes d’Israël. Les vents puissants et des vagues inhabituellement hautes ont poussé les nappes de pétrole en direction du littoral israélien infectant et détruisant au passage la faune et la flore et polluant la côte.

Hier, décision rarissime, un tribunal de Haïfa a imposé hier un embargo de sept jours sur l’enquête concernant la marée noire à la demande de la ministre de la protection de l’environnement Guila Gamliel. Une ministre accusée de passivité au moment de la catastrophe.

Ce sont des milliers de bénévoles qui ont passé́ le week-end à nettoyer le mazout collé au sable avec des pelles et des râteaux alors qu’il aurait fallu des engins mécaniques. Mais vu l’étendue des dégâts, et les pressions, le premier ministre Netanyahu s’est finalement rendu dimanche sur une plage d’Ashdod afin de constater les dégâts.

Dès hier, des milliers de soldats de Tsahal sont venus prêter main forte aux employés et volontaires de l’Autorité́ de la nature et des parcs. La tâche s’avère difficile et il faudra peut-être des années pour effacer les traces de cette catastrophe. Le président Reuven Rivlin appelle à une action nationale pour mieux assurer la protection de l’environnement.

« Il faut nous assurer que de tels catastrophes ne nous surprennent plus à l’avenir » a-t-il déclaré́ affirmant que c’était un devoir national dû à nos enfants et petits-enfants, afin qu’ils vivent dans un environnement sûr, sain et non pollué.Un plan destiné à l’assainissement du littoral a été présenté́ au gouvernement hier par la ministre chargée de la protection de l’environnement. Aucun budget n’a été approuvé.

Il aurait fallu au moins 15 millions de shekels dans un premier temps. 3.8 millions d’euros. De nombreux conseils municipaux ont immédiatement réagi et décidé par manque de financement public d’interrompre le nettoyage, des côtes et des plages. Ils estiment ne pas avoir à subir cette charge financière.

Pour l’heure les israéliens sont priés de ne pas se rendre sur les plages jusqu’à nouvel ordre en raison de la pollution. Plusieurs bénévoles ont dû être hospitalisées après avoir inhalé des émanations toxiques. Ce que les experts redoutent toujours ce matin est qu’il y ait encore d’énormes quantités de goudron dans la mer qui n’ont toujours pas atteint le littoral israélien. L’enquête se poursuit pour retrouver le responsable, peut-être un cargo battant pavillon grec qui aurait quitté un port egyptien.

Nathalie Sosna-Ofir

https://www.radioj.fr/…/le-journal-en-direct-disrael/

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