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EDITION DU 10 FEVRIER 2021. EDITORIAL du Dr Daniel Rouach. Depuis la mi-décembre je rencontre un grand nombre de personnes (deux à 5 personnes/jour par zoom où physique) afin de favoriser la construction d’une Chambre de Commerce-Israël Maroc, qui sera labellisée par les Autorités israéliennes dans les prochains mois.

En attendant, c’est sous le sceau de la Chambre de Commerce Israël-France (Commission Israël-Maroc) que des rencontres sont organisées. Ayant été à l’hôpital (Covid-19) durant 23 jours je n’ai aucune crainte de contaminer mes interlocuteurs…

Hier une rencontre d’une heure a eu lieu avec Adiv Baruch, le Chairman de « l’Israel Export an International Cooperation Institute ». C’est Yossi Dan, expert international en Innovation qui a organisé cette rencontre unique. Les conseils de Adiv Baruch valent de l’or. Il sera invité pour un webinar spécial.

Tous mes interlocuteurs sont disposés à contribuer aux bonnes relations Israël-Maroc-France. Les âges varient de 22 ans à 94 ans. Des Marocains et Israéliens musulmans où juifs.

On m’a demandé, « étant actuellement Président de la Chambre de Commerce Israël-France à Tel-Aviv, pourquoi souhaites-tu faire plus et t’engager dans la relation Israël-Maroc-France? » Excellente question qui mérite une réponse.

Je vous révèle donc un « secret » de ma vie que très peu de personnes savent, en dehors de ma famille. J’ai été très grièvement blessé le 10 Février 1960 à Meknès au Maroc. J’ai perdu un oeil et un doigt. La presse marocaine en avait beaucoup parlé.

Durant des années j’ai souffert du trouble de stress post-traumatique, ou TSPT, qui désigne « un type de trouble anxieux sévère qui se manifeste à la suite d’une expérience vécue comme traumatisante avec une confrontation à la mort ». Lorsque j’ai visité Meknès il y a quelques années, je me suis littéralement effondré devant la Villa que nous habitions avec ma famille ex-Rue Joffre. Il a fallu me ramener en urgence à Casablanca dans un taxi.

Le détonateur qui a sauté dans ma main en 1960 avait été posé devant mon école Française, Ecole Paul Doumer. Les Marocains protestaient contre des essais atomiques de la France dans le Sahara.

Le détonateur ne m’a pas tué, mais des enfants sont morts le 10 Février 1960.

Ne jamais oublier le passé mais construire l’avenir avec le sourire est une obligation. Réaliser des ponts entre les Nations est une ardente urgence pour tous. La guerre est inutile.

La paix nécessite des efforts permanents. Cette paix sort souvent de la douleur. Et c’est de cette douleur que sort ma puissante volonté. Israël et le Maroc ne peuvent que s’entendre. Ils ont des intérêts communs immenses. La France peut aider. Il est temps de ne voir que le meilleur.

Le monde des affaires est le plus prolifique pour bâtir l’avenir Israël-Maroc. C’est un terreau fertile. Qu’en pensez-vous? Ecrivez-moi : daniel@rouach.net (DR)

 

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