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Le projet d’un mémorial de la Shoah a été lancé ce mercredi 27 janvier à Genève à l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste.
La CICAD (Coordination internationale contre l’antisémitisme et la diffamation) et le Congrès juif mondial portent ce monument qui pourrait être inauguré dans un an, soit le 27 janvier 2022. La Ville de Genève a d’ores et déjà émis un avis favorable sur ce projet, comme il l’avait fait pour les victimes des génocides du Rwanda et de Srebrenica.

La Shoah est l’entreprise d’extermination systématique, menée par l’Allemagne nazie contre le peuple juif pendant la Seconde Guerre mondiale, qui conduisit à la disparition d’entre cinq et six millions de Juifs, soit les deux tiers des Juifs d’Europe et environ 40 % des Juifs du monde.On utilise aussi les termes d’« Holocauste », de « génocide juif », de « judéocide » ou encore de « destruction des Juifs d’Europe » (Raul Hilberg), des débats opposant historiens et linguistes sur le terme adéquat.

Les Juifs, désignés par les nazis comme leurs « ennemis irréductibles » et assimilés par leur idéologie à une race inférieure, sont affamés jusqu’à la mort dans les ghettos de Pologne et d’Union soviétique occupée, ou assassinés par l’emploi des méthodes suivantes : fusillades massives des Einsatzgruppen sur le front de l’Est — connues sous l’appellation « Shoah par balles » — ; travail forcé et sous-alimentation dans les camps de concentration ; gazage dans les « camions à gaz » ou dans les chambres à gaz des camps d’extermination. Dans ce dernier cas, les corps, privés de sépulture, sont éliminés par l’usage intensif des fours crématoires et la dispersion des cendres. Cet aspect de la Shoah en fait le seul génocide industrialisé de l’Histoire. L’horreur de ce « crime de masse » conduit, après-guerre, à l’élaboration des notions juridiques de « crime contre l’humanité » et de « génocide ». Ces crimes sont jugés imprescriptibles par la Convention sur l’imprescriptibilité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, adoptée par les Nations unies en 1968. Ces notions sont utilisées postérieurement dans de multiples contextes (génocide arménien, génocide des Tutsi, massacre de Srebrenica…). Le droit international humanitaire est également enrichi avec l’adoption des Conventions de Genève de 1949, qui protègent la population civile en temps de guerre. Les précédentes conventions de Genève (1929), en vigueur durant la Seconde Guerre mondiale, concernent uniquement les combattants blessés, malades ou faits prisonniers.

Source IsraelValley et Le Dauphine

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