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Décédés dans les années 50, Stefania et Jan Buchala avaient caché Roman Polanski (1), âgé de 10 ans, après sa fuite du ghetto de Cracovie. Ils seront faits « Justes parmi les Nations ».

La mémoire d’un couple de Polonais sera honorée par Israël dans le courant de la semaine prochaine en Pologne. Ils seront désignés Justes parmi les Nations à titre posthume. Un titre conféré par Israël aux non-juifs ayant mis leur vie en péril pour secourir des juifs durant les persécutions nazies.

La famille Buchala avait caché Polanski – alors âgé de dix ans – de 1943 jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, après sa fuite du ghetto de Cracovie, une fuite rendue possible par son père. Yad Vashem, le musée israélien de la Shoah, avait reconnu les actions du couple Buchala l’année dernière, indique l’agence de presse israélienne JTA.

Stefania et Jan Buchala figurent dorénavant parmi les 7.112 Polonais à avoir été désignés Justes parmi les Nations. Parmi 50 pays, la Pologne est celui qui compte le plus de Justes, leur nombre représentant environ 25 % des personnes ayant reçu cette distinction.

L’Indépendant

(1) Condamné par la justice américaine dans une affaire d’abus sexuel sur mineur en 1977, Roman Polanski est considéré par Interpol comme un fugitif : à la suite de sa condamnation, après avoir purgé une première peine aux États-Unis, il a fui le pays avant d’y être à nouveau condamné dans la même affaire. Dans les années 2010, plusieurs autres femmes l’accusent de violences sexuelles qui se seraient produites dans les années 1970. Roman Polanski nie ces accusations, hors celle de 1977.

Survivant du ghetto de Cracovie, son enfance est marquée par l’assassinat d’une partie de sa famille lors de la Shoah. En 1969, sa seconde femme, Sharon Tate, est assassinée par des membres d’une secte dirigée par Charles Manson, alors qu’elle est enceinte.

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