LE PLUS. Israël: Yom Kippour confiné et morose à Tel Aviv (Copyrights RFI). « Les juifs du monde entier célèbrent Yom Kippour ce lundi 28 juin. C’est la fête la plus importante du judaïsme : une journée de jeûne et de prières pour les croyants. En Israël, chaque année, le pays s’arrête à cette occasion. Les transports en commun cessent, l’aéroport est fermé et les déplacements en voiture se font rares. Piétons et cyclistes envahissent alors les routes. Mais cette année, alors que le pays est confronté à une explosion de cas de coronavirus, la fête est peu gâchée même si les règles de confinement ne sont pas strictement appliquées.
Reportage à Tel Aviv du correspondant de RFI, Guilhem Delteil (Copyrights).
« Ashley Millner et Daria Tarkhov sont assises sur un banc face à la mer Méditerranée. Les deux jeunes femmes portent une tenue de sport. Cette pause conclut une séance d’exercice physique sur le front de mer. C’est conforme aux consignes gouvernementales, soulignent-elles. Mais Ashley Millner relève une souplesse dans l’application des règles de confinement.
« Je n’ai pas l’impression qu’il y ait une application aussi stricte que lors du premier confinement. Je crois que la police aussi en a marre de ces règles ! Ce n’est pas que le corona n’est pas un sujet important mais tout le monde, je crois, a perdu la confiance placée dans le gouvernement et ils s’en moquent ».
Habituellement, ces deux trentenaires respectent les traditions de Kippour, la fête du Grand Pardon : elles jeûnent notamment durant toute la journée. Mais cette année, ajouter des restrictions religieuses au confinement était trop dur, juge Daria Tarkhov.
« Cette année, nous avons décidé de ne pas jeûner. Car c’est très dur déjà de se sentir comme en prison, ou qu’on n’a pas le droit de faire quoi que ce soit. » Toutes deux tiennent également leur téléphone en main. Conformément aux règles religieuses, Daria Tarkhov s’en passe habituellement pendant cette journée de fête. Mais 2020 est une année exceptionnelle : « Je pense que Dieu me pardonnera (rires). Parce que les temps sont difficiles. » Sur Twitter, le chanteur Aviv Geffen estime même que « cette année, c’est Dieu qui doit demander pardon ».
Laisser un commentaire