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La première succursale de la chaîne Kayser en Israël est située au port de Tel Aviv, dans les hangars où opéraient le restaurant Mol Yam et le restaurant Gilliz.

Selon (1) : « La Maison Kayser apporte à la branche israélienne les techniques spécifiques de fabrication des pains, pâtisseries et desserts de la chaîne française, ainsi que l’équipement utilisé pour fabriquer tous les produits en Israël, comme un énorme four en pierre.

Et pas seulement le matériel vient de France, également le levain qui forme la base des pains,  le beurre utilisé partout dans le monde dans les succursales de la chaîne vient de France et la farine utilisée dans les pains provient de France (les pâtisseries et les desserts utilisent des farines locales).

La première succursale de la chaîne en Israël est située au port de Tel Aviv, dans les hangars où opéraient le légendaire restaurant Mol Yam et le réputé restaurant Gilliz ». (alliancefr.com)

LE PLUS. Un article de entreprendre.fr : « Difficile d’échapper à son destin. Compagnon du devoir à 19 ans, Eric Kayser n’a eu de cesse de contribuer au renouveau du marché du pain et à l’exportation de son savoir-faire, en toute discrétion, sans aucune campagne de publicité.

A la base, ce passionné du produit de boulangerie a souhaité remettre au goût du jour la tradition, en se passant de la levure, plus facile à utiliser, mais qui donnait un goût standardisé. Eric Kayser a quant à lui travaillé avec Patrick Castagna pour mettre au point une machine, le Fermentolevain, permettant d’utiliser le levain liquide traditionnel, en 1994. Peu après, le 13 septembre 1996, naissait la première boulangerie Eric Kayser à Paris, rue Monge. Aujourd’hui, Maison Kayser en a plus de 250 en propre et en franchise.

On vous dit Lorrain, Parisien, Azuréen… d’où êtes-vous vraiment ? 

Eric Kayser : C’est une bonne question, car en réalité je suis né à Lure, ce qui fait de moi un Franc-Comtois. Mon nom de famille vient d’Alsace-Lorraine, ce qui entraîne parfois des confusions. Si j’ai ensuite créé à Paris, c’est tout simplement parce que j’y vivais, en tant que formateur en boulangerie, comme Patrick Castagna avec qui nous avons travaillé sur la fermentation naturelle du levain, via un rafraîchissement quotidien. On peut comparer cette opération à celle de la culture du moût de raisin.

La boulangerie, une évidence ?

E.K. : J’ai toujours eu envie de faire ce métier. Depuis petit, cela m’attirait. J’étais également fasciné par la découverte et le voyage. Lors d’une discussion avec un psychiatre, il a évoqué combien le rêve d’enfant était essentiel. En ce qui me concerne, j’ai eu l’opportunité et la persévérance nécessaire pour le réaliser. Je suis depuis toujours dans le secteur qui me plaît et je voyage à travers le monde pour ouvrir de nouvelles affaires, ce qui prend environ la moitié de mon temps. Mais c’est aussi un métier qui a beaucoup de contraintes, dans lequel il ne faut pas compter ses heures, de l’apprenti au chef d’entreprise.

1996, ouverture de votre première boulangerie en propre à Paris. Aviez-vous déjà en projet d’en ouvrir d’autres ?

E.K. : Oui, j’avais cette idée en tête, si le succès était au rendez-vous. J’étais porté par l’amour du monde qui me poussait à aller dans différents pays. A l’époque, dès que j’ai pu, je me suis lancé en franchise, puis j’ai conclu des associations, comme cela est le cas pour l’un de nos pays phares, le Japon où nous sommes à 50/50 avec un partenaire japonais avec une trentaine de boutiques. Aujourd’hui, le réseau est pour moitié en franchise, et pour moitié en propre.

Comment avez-vous organisé votre expansion à l’international ?

E.K. : Nous n’avons jamais eu besoin de passer par un cabinet spécialisé. Les gens viennent à nous. Nous sommes très régulièrement sollicités et lorsque cela peut fonctionner, nous allons de l’avant, sans forcément choisir une zone géographique en particulier. Pour nous, c’est l’emplacement de la boutique qui prime : aéroports, centre-ville… Les candidats choisis sont formés plusieurs mois en France, en Asie aussi, ensuite nous effectuons un suivi, et nous organisons également des opérations avec de nombreux chefs français à l’étranger. Généralement, nous avons deux cibles de clientèle : la restauration et le grand public. Rue Monge, nous livrons ainsi bien des clients comme l’Atelier Robuchon et l’hôtel George V, des ministères, que des petites brasseries ».

 

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