Partager :

La note d’Israël n’est aucunement menacée de dégradation dans « l’immédiat » : S&P.

: « Même si le pays lutte contre le virus, travaille sans budget d’État et pourrait retourner aux urnes, un responsable affirme que l’économie est solide et les institutions crédibles.

La cote de crédit d’Israël n’est pas menacée de dégradation dans l’immédiat, même si le pays lutte pour contenir le coronavirus, travaille sans budget et est confronté à la perspective d’un quatrième scrutin en deux ans.

C’est le message qui ressort d’une interview exclusive du Times of Israel avec l’analyste de crédit de Standard & Poor’s chargé de fixer la notation souveraine d’Israël.

TRAVAILLEURS INDEPENDANTS. (Times of Israël)

Un travailleur indépendant sur cinq, en Israël, n’a plus de travail et 65 % de personnes, dans cette catégorie de la population, ont subi une perte de revenu dans le sillage de l’épidémie de coronavirus, selon une enquête publiée jeudi par l’Institut israélien de la démocratie IDI), un think-tank.

Les chiffres ont également révélé qu’au mois de juin, 13,5 % des salariés – soit environ 550 000 personnes – étaient sans travail en résultat direct de la pandémie.

CHUTE DU PIB. Selon i24News : « Le PIB israélien a chuté au deuxième trimestre de 28,7% par rapport au premier trimestre de l’année 2020, a indiqué dimanche un rapport du Bureau central des statistiques.

Cette chute, la plus importante qu’ait connue le pays depuis 40 ans, est la conséquence des restrictions imposées par le gouvernement depuis le mois de mars sur l’activité économique, pour endiguer la propagation de l’épidémie de coronavirus.

La contraction de l’économie ramène le pays quatre ans en arrière, le PIB du deuxième trimestre de 2020 ayant un niveau similaire à celui du dernier trimestre de 2016.

Le Bureau central des statistiques a par ailleurs indiqué dans son rapport que les importations de biens et de services ont diminué au deuxième trimestre de 41,7%, après une baisse déjà importante de 22,4% au trimestre précédent.

Le rapport souligne également que les dépenses liées à la consommation sont celles qui ont le plus souffert de l’arrêt de l’activité économique, avec une baisse de 43,4% au deuxième trimestre 2020, qui a suivi une autre baisse de 24% au premier trimestre.

Ainsi, la consommation a chuté de 22,4% au premier semestre de l’année 2020 par rapport au second semestre de l’année 2019.

Les postes de dépenses les plus atteints par le confinement et les restrictions relatives à la distanciation sociale ont été les voyages (en Israël et à l’étranger), les services d’hébergement (hôtellerie) et les services culturels et de loisirs, qui ont connu une baisse d’activité d’environ 80%.

Le secteur immobilier a également subi un coup dur au deuxième trimestre, avec une baisse de 41,6% des investissements dans la construction ».

https://www.i24news.tv/

Partager :