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Une étude menée par le centre hospitalier San Raffaelle en Italie indique que plus de la moitié des patients qui se sont rétablis du coronavirus après hospitalisation ont ensuite développé au moins un trouble psychologique. Certains ont souffert d’un stress post-traumatique, d’anxiété, de dépression ou encore d’insomnie.

Plus de huit mois après le premier cas de Covid-19 identifié, les scientifiques découvrent encore quasi-quotidiennement de nouveaux effets qu’il a sur le corps humain. Une étude menée dans le centre hospitalier San Raffaelle à Milan sur 402 patients atteints du coronavirus a constaté que nombre d’entre eux souffraient de plusieurs troubles mentaux une fois sortis de l’hôpital.

Pendant un mois après leur rétablissement, les patients étaient amenés à s’auto-évaluer via une batterie de questionnaires sur leur bien-être psychologique. Une proportion significative (28%) a été diagnostiquée avec un syndrome de stress post-traumatique, 31% ont souffert de dépression, 42% d’anxiété. Un cinquième d’entre eux ont affiché des symptômes de troubles obsessionnels-compulsifs, et le double de cette proportion ont souffert d’insomnie.

En moyenne, plus de la moitié (56%) des patients ont souffert d’au moins un trouble psychologique. Les femmes, si elles ont moins de chances de mourir du Covid-19 que les hommes, ont été davantage touchées par l’anxiété et la dépression.

Une inflammation à l’origine du problème

L’étude a également montré que les patients touchés par ces troubles présentaient également des marqueurs inflammatoires anormalement élevés. «Il est immédiatement devenu clair que l’inflammation causée par la maladie pouvait également avoir des répercussions au niveau psychiatrique», a déclaré dans un communiqué le professeur Francesco Benedetti, chef du centre de recherche en psychiatrie et psychobiologie à l’hôpital San Raffaelle.

Les chercheurs recommandent ainsi «d’évaluer la psychopathologie des survivants du Covid-19 et d’approfondir la recherche sur les biomarqueurs inflammatoires» afin de diagnostiquer et traiter ces affections psychiatriques. Leur étude a été publiée le 30 juillet dans la revue Brain, Behavior and Immunity.

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(Image: upprint/Shutterstock)

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