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Prévisions mitigées de l’OCDE quant à l’économie israélienne sur fonds de pandémie. L’Organisation de coopération et de développement économiques prévoit une décroissance de 6,2% cette année comme d’ailleurs le FMI. Des précisions plus sombres que celle de la banque d’Israël qui elle prévoit une croissance négative de 4,5%.

Nathalie Sosna-Ofir.

D’après le rapport une deuxième vague de coronavirus cet hiver entraînerait une décroissance encore plus grave et causerait des dommages à long terme. L’économie diminuerait alors de 8,3% cette année et ne se redresserait pas avant 2022. Une 2ème vague retarderait de surcroit le relèvement économique et entraînerait plus de faillites et de dommages économiques à long terme.L’OCDE estime que le PIB israélien pourrait croitre de 5,7% en 2021, mais seulement de 4,4% en cas de nouvelle flambée du virus.
Le rapport mentionne que les mesures de verrouillage israélienne face à la pandémie étaient plus strictes que celles d’autres pays, mais plus brèves. Le chômage en Israël devrait retomber à 7,5% d’ici la fin 2020 et à 6,6% fin 2021 si pas de seconde vague. Loin encore des 4% qu’il enregistrait avant la pandémie. Le plus bas taux de l’histoire du pays.
Cependant l’OCDE attribue une bonne note à Israël quant à la gestion de la pandémie Malgré la propagation rapide du coronavirus, le taux de mortalité en Israël est resté assez faible constate le rapport, un résultat dû à l’âge moyen assez jeune de la population et à l’efficacité du système de santé publique du pays. Le rapport note aussi qu’Israël a été l’un des premiers pays à interdire l’entrée sur son territoire d’étrangers, a utilisé le suivi des téléphones portables pour appliquer la politique de verrouillage, a effectué un nombre relativement important de tests et injecté des ressources conséquente pour renforcer le système de santé publique. 0,7% du PIB soit 10 milliards de Shekels, 2,7 milliards d’Euros.

L’OCDE estime enfin que le verrouillage a stoppé un tiers de l’activité économique mais constate le rapide sursaut des israéliens. Depuis que le marché a été réactivé, l’utilisation des cartes de crédit a connu une reprise très rapide, atteignant des niveaux proches de ceux d’avant la pandémie. Le rapport indique enfin que le gouvernement et la banque centrale ont pris les mesures appropriées pour soutenir le revenu des ménages et la liquidité des entreprises et recommande de les poursuivre jusqu’à ce que l’économie soit à nouveau sur la bonne voie.

Nathalie Sosna-Ofir

 

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