Partager :
EDITORIAL ECONOMIE. C’est rare en Israël pour quelqu’un qui a une longue carrière politique et économique, mais il faut le faire savoir. Aucune casserole pour Israël Katz au chapitre »corruption et malversations ». C’est vraiment l’homme du jour qui a la (bonne!) réputation d’être un bulldozer. Israël Katz est membre de la Knesset (Likoud) et ministre des Finances. Il a auparavant occupé les postes de ministre de l’Agriculture, ministre des Transports, ministre des Renseignements et ministre des Affaires étrangères et a été membre du Cabinet de sécurité d’Israël.
B. Netanyahou sur Israël Katz (le jour de la nomination de ce dernier): »Nous sommes confrontés à de nombreux défis à la lumière de la crise du coronavirus, et je suis certain que M.Katz est la personne qui convient le mieux à ce poste. Israel Katz a toujours fait un excellent travail, en particulier lorsqu’il était ministre des Transports. Il a notamment permis de relier la périphérie au centre et a fait progresser le pays en matière de transports et d’infrastructures. Ensemble, nous ferons avancer l’économie d’Israël ».

Selon Times of Israel : « PROGRAMME ECONOMIQUE. I. Katz a dévoilé les détails d’un programme de 6 milliards de shekels (1,56 milliard d’euros) pour réduire le chômage. Le plan accorderait pendant quatre mois des avantages aux entreprises pour qu’elles ré-embauchent les salariés ayant perdu leur travail pendant le confinement. Le plan accordera 7 500 shekels par employé repris à partir du 1er juin et la moitié pour chaque employé réintégré à partir du 1er mai. Le gouvernement allouera aussi 500 millions de shekels à des programmes de formation professionnelle.

Israel Katz a déclaré que le plan était « simple et efficace et qu’il visait à faire revenir au travail plus d’un million de chômeurs dès que possible et à faire repartir l’économie vers une croissance rapide ».Le plan était au point mort à cause d’un désaccord entre les organisations entrepreneuriales et le ministère des Finances sur ses modalités de mise en pratique. Il n’aurait pas fallu donner aux employeurs un motif pour licencier leurs employés afin de pouvoir bénéficier des aides, s’il y avait une deuxième vague d’épidémie. Même après la présentation du plan, ses détracteurs ont dit qu’il ne venait pas en aide aux employeurs ayant repris leurs salariés en avril et ceux qui n’ont pas mis leurs employés en congé sans solde du tout ».

LE PLUS. Les économistes à l’agence de notation S&P restent optimistes sur les capacités de rebond économique d’Israël. Ils prévoient une croissance supérieure à 6 % en 2021, après avoir baissé à 5,5 % en 2020. « Nous pensons que le choc du Covid-19 ne durera pas longtemps », ont indiqué les économistes de S&P dans un rapport publié le 15 mai où ils ont maintenu la note AA- d’Israël, la quatrième note la plus haute, et ses perspectives stables. « Des bases macro-économiques solides et une forte flexibilité monétaire devraient permettre à Israël d’absorber le choc, alors que le secteur des nouvelles technologies devrait contribuer à la reprise économique », ont noté les économistes. (Times of Israel)

Partager :