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Trois diplomates européens ont déclaré lundi que la France exhortait ses partenaires de l’UE à menacer Israël d’une réaction violente si elle mettait à exécution son projet de souveraineté. Selon Reuters, la Belgique, l’Irlande et le Luxembourg ont appuyé vendredi dernier, la possibilité de mesures de répression économique.

Les 27 pays de l’UE sont divisés en trois blocs vis-à-vis d’Israël: un quart d’entre eux sont considérés comme très critiques envers Israël, dont: la France, la Suède, le Luxembourg, la Belgique, l’Irlande et l’Espagne. Tous sont partisans de sanctions sévères en cas d’annexion. Un autre quart est considéré comme très amical et opposé aux sanctions (Bulgarie, Roumanie, République tchèque, Hongrie et Autriche).

Quant aux autres pays – la moitié de l’Union – leur position sur Israël dépend de la question en discussion. D’une part, les pays se sentent proches d’Israël, et certains sont assez amicaux. Mais en ce qui concerne le droit international et notamment la question de la souveraineté, ils n’approuvent pas  Israël mais n’appuient pas nécessairement des sanctions sévères.

Reconnaître un Etat de Palestine ?

Un certain nombre de pays devraient répondre à l’annexion en reconnaissant l’État de Palestine, comme l’a fait la Suède en octobre 2014. En France, au Luxembourg, en Belgique, en Irlande et en Espagne, on envisage de reconnaître l’État palestinien au cas où le gouvernement israélien déciderait de l’annexion.

Un autre facteur important qui jouera un rôle dans la formulation de la réponse européenne est l’échange de la présidence de l’UE avec l’Allemagne, assumant la présidence tournante le 1er juillet. La question est de savoir si l’Allemagne osera imposer des sanctions contre Israël.

Le plan de paix publié par le président américain Donald Trump en janvier dernier appelle à la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur les localités juives de Judée-Samarie et de la vallée du Jourdain, ainsi qu’une demande de reconnaissance par Israël d’un État palestinien démilitarisé. Les Palestiniens rejettent complètement le plan et refusent même d’en discuter. Il leur est pourtant promis une aide de 50 milliards de dollars et la création d’un Etat sur plus de 70% du territoire réclamé. En outre, un échange de territoires équivalent à celui annexé par Israël leur est proposé, ainsi qu’un accès permanent vers la bande de Gaza.

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