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Hellmut Stern, qui a fui l’Allemagne avec sa famille dans son enfance pour échapper aux nazis, était  revenu des années plus tard pour rejoindre la Philharmonie de Berlin en tant que violoniste dont il devenu plus tard un membre important de l’orchestre, est mort le 21 mars chez lui à Berlin à 91 ans de la maladie de Parkinson.

Stern, qui avait le titre équivalent de violon solo associé, avait également rempli plusieurs mandats en tant que membre du comité de direction de l’orchestre. À ce titre, il était profondément impliqué dans la politique et la gestion de l’orchestre. Cela le mettait souvent en conflit avec M. Karajan, qui avait de toute façon une relation tumultueuse avec l’orchestre.

Stern était très apprécié des autres musiciens et avait une certaine autorité morale, notamment parce qu’il avait élu domicile dans la ville qu’il avait fuie pendant l’Holocauste.

« En rentrant en Allemagne après la persécution des Juifs et la Shoah et en devenant membre de notre orchestre, il a donné un exemple unique de réconciliation et de pardon », a déclaré Alexander Bader, clarinettiste et président du conseil d’administration de l’orchestre philharmonique de Berlin.

Si M. Stern rêvait dès ses premiers jours avec le Philharmonique, dans les années 1960, d’organiser une tournée de concerts en Israël, ses autorités avaient refusé d’accepter M. Karajan, du fait de son passé nazi et ce n’est qu’après la mort, en 1989, que M. Stern a finalement pu négocier la tournée. Le Philharmonique avait une ouverture inattendue dans son programme, et M. Stern a saisi l’occasion.

En avril 1990, l’orchestre, sous la direction de Daniel Barenboim, a donné sept concerts dans différentes villes israéliennes. Le point culminant est atteint à Tel-Aviv, où l’ensemble de Berlin se joint à la Philharmonie israélienne pour jouer Saint-Saëns, Weber, Ravel et Beethoven sous la direction de Zubin Mehta.

Source : NY Times & Israël Valley

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