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La France entre dans sa troisième semaine de confinement pour empêcher la propagation de l’épidémie causée par le coronavirus, et le bilan humain de la crise sanitaire ne cesse d’augmenter. Le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, parle d’une « situation totalement inédite dans l’histoire de la médecine française ». Selon les derniers chiffres officiels communiqués, mardi :

  • 3 523 personnes sont mortes, une hausse de 499 en vingt-quatre heures, la plus forte depuis le début de l’épidémie.
  • 5 565 patients sont en réanimation, dont 458 depuis vingt-quatre heures. Le total représente le double depuis une semaine. Trente-quatre pour cent ont moins de 60 ans et 60 % ont entre 60 et 80 ans.
  • 22 800 personnes sont hospitalisées, soit une hausse de 1 749 depuis lundi.
  • Un tiers des décès enregistrés dans les hôpitaux l’ont été en Ile-de-France, où l’épidémie est en train de déferler après avoir frappé l’est du pays.

LE PLUS. Le Journal Le Monde : « Depuis plusieurs jours, les représentants de l’exécutif s’agacent des critiques qui peuvent être émises contre leur gestion de crise de l’épidémie de Covid-19.

Pénurie de masques, de tests de dépistage, maintien des élections municipales… De Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon, les critiques pleuvent contre le manque de réactivité supposé du gouvernement, alors que 499 nouveaux décès ont été enregistrés en vingt-quatre heures, mardi soir, portant le total à 3 523 morts du coronavirus.

« Toutes celles et ceux qui cherchent déjà à faire des procès, alors que nous n’avons pas gagné la guerre, sont irresponsables, s’est agacé Emmanuel Macron, dans la matinée, en marge d’une visite sur un site de productions de masques, dans le Maine-et-Loire. Le temps viendra de la responsabilité, il est légitime et démocratique. A ce moment-là, la transparence complète devra être faite. Mais j’appelle d’abord à la dignité et à l’esprit de responsabilité. » Ce qui n’empêche pas le pouvoir de se démultiplier dès maintenant pour justifier de son action.

Confiance de l’opinion publique en berne

Le premier ministre, Edouard Philippe, est à ce titre particulièrement envoyé au front. Après avoir déjà tenu une conférence de presse pendant près de deux heures, samedi, au côté du ministre de la santé, Olivier Véran, pour détailler la stratégie du gouvernement – « Je ne laisserai personne dire qu’il y a eu du retard sur la prise de décision du confinement », a alors martelé M. Philippe –, le locataire de Matignon devait se rendre mercredi, en fin de journée, à l’Assemblée nationale, pour être auditionné par la toute nouvelle mission d’information mise en place par les députés sur le Covid-19″.

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