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Sir Johnny Walker doit se retourner dans sa tombe. Les bons vieux whiskys anglo-saxons ne sont plus la référence absolue. Depuis quelques années, les pays où les températures dépassent allégrement les 20 °C se font aussi remarquer avec des produits de qualité. La chaleur accélérant le vieillissement, leurs malts ont l’avantage d’être excellents, dès trois ans de maturation. Une prouesse quand on sait qu’en Écosse, ils restent au moins huit ans en fûts.

Ainsi Taïwan et son déjà fameux Kavalan, puis l’Inde et son Amrut ont lancé la tendance. C’est maintenant au tour d’Israël de sortir un single malt premium. Milk & Honey est né de l’imagination de Gal Kalkshtein, un ex-entrepreneur du secteur des hautes technologies. À ses heures perdues, il s’amusait à fabriquer sa bière à la maison jusqu’au jour où il se met à rêver d’être le pionnier du whisky « made in Israël » .

L’aventure démarre en 2013. Accompagné d’un maître distillateur de renom, feu Dr Jim Swan – réputé pour avoir justement lancé des produits à Taïwan et en Inde -, il installe ses premiers fûts au coeur de Tel Aviv, où l’ensoleillement est de 300 jours par an, l’humidité varie de 50 % à 90 % et les températures de 16 °C à 40 °C. Son single malt, issu d’un assemblage d’anciens fûts de bourbon à 80 % et de fûts de vins rouges à 20 %, vient de débarquer en France. Qu’en pensent les experts ? « Il est rond, gourmand et mielleux , estime Didier Ghorbanzadeh de la Maison du Whisky. Il est parfait pour être dégusté à l’apéritif avec quelques glaçons, au coin du feu ou sur une terrasse ensoleillée car il ne faut pas oublier qu’il vient d’un pays méditerranéen. Ce qui est intéressant aussi, ce sont les tests réalisés par les maîtres distillateurs de Milk & Honey dans plusieurs régions d’Israël, aux climats très différents – chaud, froid, humide. » Ces derniers ont installé des chais dans la montagne, en Haute Galilée, à Jérusalem et sur les plages de la mer Morte. Des expérimentations inédites dont nul ne connaît encore le résultat mais qui devraient permettre des assemblages plus complexes pour des éditions limitées.

Source : Le Figaro & Israël Valley

 

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