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ISRAËL : RESULTATS DES ELECTIONS. Ce matin à 9h30 : Israël: après le dépouillement de 81% des votes, le bloc de droite décroche 60 mandats. On semble s’approcher de la fin d’une impasse politique de près d’un an pour Israël. Benny Gantz, le principal rival de Benjamin Netanyahu aux élections législatives israéliennes, a admis mardi être déçu des résultats de sa formation, créditée de la deuxième place, derrière le parti du Premier ministre sortant. « On a diffusé des mensonges terribles et nombreux sur ma personne, on pensait que je cèderai mais cela n’arrivera pas, le pays a besoin de se remettre, de se réunir, de se pacifier et il aspire à un leadership que nous proposerons au peuple israélien, » a affirmé Benny Gantz.

REVUE DE PRESSE. Catherine Dupeyron en Israël pour Les Echos (Copyrights). « Contre toute attente, le scrutin de lundi – le troisième en moins d’un an – aura finalement réservé deux surprises majeures. La plus inattendue est celle d’un fort taux de participation. La seconde est relative à l’écart entre Bleu-Blanc et le Likoud, le parti de Benyamin Netanyahou, qui s’est creusé au profit de ce dernier.

Le Likoud remporte donc cinq sièges de plus, comptabilisant 37 élus d’après les premiers résultats officiels donnés par la Commission électorale centrale – les résultats définitifs qui comptabilisent notamment les votes des soldats ne seront connus que jeudi. Il reste que le Likoud est le grand gagnant de ce troisième scrutin, puisqu’il obtient même deux sièges de plus que lors des élections d’avril 2019.

Le parti centriste Bleu-Blanc dirigé par Benny Gantz, lui, est resté stable. Il a 34 sièges, soit un de plus qu’en septembre, mais un de moins qu’en avril. Cependant, il a perdu, dans la mesure où il est devancé par le Likoud, alors que les deux partis étaient ex aequo en avril et que Bleu-Blanc avait un siège de plus en septembre ».

Le plus grand perdant est l’alliance à gauche, Travailliste-Meretz, qui n’obtient que 7 sièges alors qu’ils en avaient 11 en septembre en étant sur des listes séparées. La troisième formation politique est, comme prévu par les sondages,  la Liste unifiée, qui regroupe les partis arabes . Ces derniers sont crédités de 14 sièges, soit un mandat de plus qu’en septembre. Les autres partis sont soit stables, soit en légère baisse.

Les électeurs se seraient fortement mobilisés pour éviter, à tout prix, un quatrième tour. Or, le Likoud était mieux placé pour former une coalition que Bleu-Blanc. Ce parti composé de plusieurs courants, dont le principal dénominateur commun est leur rejet de Benyamin Netanyahou, risque fort d’exploser à moyen terme.

Deux problèmes majeurs pour une coalition autour de Netanyahou

A priori, le président Reuven Rivlin devrait faire appel à Benyamin Netanyahou pour former une coalition gouvernementale. Cependant, deux problèmes majeurs subsistent. D’abord, le bloc de droite ne comptabilise pour le moment que 59 députés sur les 120 de la Knesset. Il est probable que Benyamin Netanyahou n’aura, cette fois, pas grand mal à débaucher deux ou trois députés pour avoir la majorité absolue. Cependant, comme le souligne Avi Pazner, ancien ambassadeur d’Israël, « une coalition de 61 députés est très fragile, même ingouvernable. Le gouvernement est en permanence l’otage d’un seul député. Il lui faudra donc élargir ses soutiens ». D’ailleurs, cet ex-diplomate n’exclut pas un gouvernement d’union nationale.

Le second problème est lié à la situation très particulière de Benyamin Netanyahou. Inculpé pour fraude, abus de confiance et corruption, son procès doit commencer le 17 mars. Pour beaucoup, la voix du peuple a parlé et la justice doit s’incliner. Pour d’autres, comme Denis Charbit, maître de conférences en sciences politiques à l’Open University d’Israël, « la justice doit suivre son cours. Un pays démocratique qui désigne comme Premier ministre, une personne inculpée, ce n’est pas très reluisant ».

Catherine Dupeyron (Correspondante à Jérusalem)

(Les Echos)

 

LE PLUS. Benjamin Netanyahou s’est félicité mardi de la « plus grande victoire de sa vie », « contre toute attente », aux élections législatives de lundi qui étaient cruciales à sa survie politique. « Je me souviens de notre première victoire en 1996, mais ce soir c’est une victoire encore plus grande car contre toute attente », a déclaré le Premier ministre, se réjouissant d’avoir déjoué les pronostics de ceux qui avaient « prédit la fin de l’ère Netanyahou » en Israël.

6 ou 37 sièges, contre 32 à 34 sièges pour le parti de Gantz

« Il s’agit de la plus importante victoire de ma vie », a déclaré Benjamin Netanyahou devant ses partisans réunis à Tel-Aviv, au terme de ses troisièmes élections en moins d’un an en Israël après deux scrutins n’ayant pas réussi à le départager de son rival Benny Gantz. « Il est temps de cesser d’aller voter et de former un gouvernement (…) Je serai le Premier ministre de tous les citoyens israéliens, il est temps de s’unir », a ajouté le Premier ministre.

nAvec ses alliés de la droite radicale et des partis juifs ultra-orthodoxes, le Likoud pourrait compter sur un total de 59 sièges, à deux députés près de la majorité parlementaire, selon les derniers sondages à la sortie des urnes. « Je partage votre sentiment de déception et de douleur. Nous nous attendions à un autre résultat », a déclaré à ses partisans Benny Gantz.

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