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Le Parquet de Tokyo a décidé, jeudi 30 janvier 2020, de lancer un mandat d’arrêt (pour viol de la loi sur le contrôle de l’immigration) contre Carlos Ghosn et demande l’arrestation de trois hommes (Michael Taylor, Antoine Zayek et Peter Taylor) suspectés de l’avoir assisté dans sa fuite. L’ancien patron de Renault, de Nissan et de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi est visé par plusieurs enquêtes pour malversations financières et fait déjà l’objet d’une demande d’arrestation (notice rouge) auprès d’Interpol .

Alors qu’il se trouvait à Tokyo – depuis une première arrestation en novembre 2018 sur le tarmac de l’aéroport de Tokyo – avec interdiction par la justice japonaise de quitter le pays et une assignation à résidence, Carlos Ghosn avait fuit, clandestinement et dans des conditions rocambolesques, au Liban, via la Turquie. Vivant désormais à Beyrouth, il ne risque aucune extradition, aucun accord en ce sens n’existant entre le Japon et le Liban. De tout façon ce pays n’extrade pas ses ressortissants (Carlos Ghosn a trois nationalités : libanaise, française et brésilienne).

« Je suis ici pour laver mon honneur. Les allégations contre moi sont fausses. Les procureurs ont relayé de fausses informations, dissimulés des preuves (…) Il n’y a eu aucune infraction de loi. Je ne suis pas coupable« , avait déclaré l’homme d’affaires lors d’une conférence de presse à Beyrouth, le 8 janvier 2020. Il se voyait comme « otage d’un pays » et craignait d' »attendre cinq ans au Japon avant que ne s’ouvre un procès. »

Econostrum.

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