Partager :

Trump soutient la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, une décision en rupture avec la position des Etats-Unis depuis des décennies. Des questions essentielles se posent cependant :

 

À qui appartient le plateau du Golan ?

Intégré à la Syrie dès l’indépendance du pays en 1946, le plateau du Golan devient un territoire rapidement disputé avec le nouvel État voisin d’Israel qui vient tout juste de voir le jour, le 14 mai 1948. Durant la guerre israélo-arabe de 1948-1949, les Syriens mesurent l’importance considérable de la zone comme outil défensif et offensif, explique le site Les Clés du Moyen-Orient.
C’est en 1967, lors de la guerre des Six Jours, qui opposent Israël à l’Égypte, à la Jordanie et à la Syrie que le territoire est conquis par l’État hébreu. Six ans plus tard, le Golan fait à nouveau l’objet de violents combats entre Tsahal et la Syrie, lors de la guerre de Kippour en 1973. En 1974, face au risque d’un nouveau conflit, l’ONU met en place une zone tampon démilitarisée entre les deux armées.
En 1981, la Knesset, le parlement israélien, vote l’annexion des 1.200 km2 du Golan qu’Israël occupait de 1967. Une annexion que ne reconnait pas la communauté internationale et qui pousse les Nations unies à considérer ce territoire comme « occupé ». Seuls 510 km2 de la zone restent sous contrôle syrien.

Quelle signification a le Golan pour Israël ?

Ce territoire qui surplombe le lac de Tibériade présente un intérêt militaire particulier Israël. Car contrairement à la Cisjordanie palestinienne, le Golan n’a pas de signification particulière dans la religion juive, rappelle Le Monde. Au nord du plateau, Israël a installé une antenne au sommet du Mont Hermon, situé à une soixantaine de kilomètres seulement de Damas, la capitale syrienne. Mais si l’argument militaire a perdu de sa force au fil des années avec les avancées technologiques israéliennes dans le domaine militaire remarque Le Monde, l’État juif a dès 1967 marqué sa présence par l’installation de 30.000 israéliens. Ils sont aujourd’hui répartis entre 33 exploitations, agricoles pour la plupart.
Lors des guerres de 1967 et 1973, près de 150.000 personnes, soit la majorité des habitants syriens du Golan, avaient fui le plateau. Seuls restent aujourd’hui quelque 18.000 Druzes [minorité musulmane issue de l’islam chiite, ndlr], dont la quasi-totalité a refusé la carte d’identité israélienne.
Source : Europe1 (Copyrights)

Partager :