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Depuis moins d’une dizaine d’années, des chercheurs révèlent l’existence de logiciels espions perfectionnés, développés par des entreprises privées et vendus dans le monde entier à des services de renseignement étatiques et à des forces de police. A l’heure où les outils de communication numériques prennent de plus en plus d’importance dans les enquêtes criminelles et antiterroristes, ces sociétés leur fournissent des sésames censés ouvrir les portes de n’importe quel ordinateur ou téléphone. Les israéliens sont très actifs dans ce secteur. Pas toujours très discrets, ils seront bien là cette année au Salon Milipol (2) .
Le Times of Israel a consacré un article sur la montée en puissance des israéliens dans le secteur des logiciels espions : « Une alerte déclenchée chez le géant Apple par la découverte qu’un logiciel d’espionnage permettait de pirater ses IPhone et IPad illustre la percée des entreprises israélienne spécialisées dans les interceptions des communications. Confronté à cette cyber-menace, Apple a mis à jour en urgence ses mobiles commercialisés depuis 2011 pour les protéger contre le logiciel Pegasus, conçu mis par la firme NSO de Herzliya, au nord de Tel-Aviv, dans la « Silicon Valley » israélienne.
NSO est loin d’être seule sur ce créneau dans un pays qui se proclame « nation start-up » et où les multiples menaces sécuritaires érigent la collecte du renseignement en impératif vital. Pas moins de 27 entreprises basées en Israël sont actives dans ce secteur, selon l’ONG britannique Privacy International. Ce chiffre place Israël très loin en tête du classement mondial avec 3,3 compagnies pour un million d’habitants contre 0,4 aux Etats-Unis et 1,6 en Grande-Bretagne ».
Selon (1) : « Elles se nomment Hacking Team, FinFisher ou encore NSO Group. Elles sont quatre ou cinq, nées il y a à peine une quinzaine d’années, à avoir fait l’actualité ces dernières années. Mais, en réalité, le marché de la surveillance est si opaque « qu’il est possible qu’on n’en connaisse même pas les plus gros acteurs », explique Bill Marczak, un des principaux experts dans ce domaine.
M. Marczak est chercheur associé au laboratoire canadien Citizen Lab, un groupe d’experts en sécurité informatique qui s’est imposé, en quelques années, comme la plus importante source d’information sur les vendeurs de logiciels espions :

« Des entreprises comme FinFisher et Hacking Team ont commencé à apparaître à partir du milieu ou de la fin des années 2000. Avant elles, il n’y avait pas vraiment d’entreprises vendant les mêmes produits. »

Mais depuis plusieurs années, des experts et hackers ont réussi à en savoir davantage sur certaines d’entre elles. Ces entreprises, tout comme les groupes de hackers cybercriminels ou liés à des services de renseignement, laissent souvent des traces derrière elles : contraints de réutiliser des outils, des serveurs, du code informatique, ces logiciels deviennent plus facilement identifiables par les experts qui suivent leur piste ».

(1) lemonde.fr

(2) Du 21 novembre 2017 / 24 novembre 2017 Paris Nord Villepinte

Un salon International dédié aux risques majeurs. Tous les deux ans, Paris accueille Milipol, le salon mondial de la sécurité intérieure des Etats.
Evénement phare du secteur de la sécurité, Milipol accueillera cette année, plus de 1000 exposants de 43 pays et prévoit la venue de 30 000 visiteurs.
Point de rencontre privilégié en matière d’innovations technologiques pour la sécurité des personnes et des biens, Milipol permet de couvrir près de 18 secteurs d’activité. Le salon offre ainsi au fil des stands un éventail complet des solutions, évolutions et services permettant aux Etats de protéger leur population.
La création de Milipol a permit de répondre à une demande croissante d’informations et de mise en relation dans le secteur de la sécurité Intérieure, avant de s’étendre aux domaines de la protection civile et des risques majeurs.
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