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Ce soir le Premier Ministre israélien a déclaré ne pas reconnaître la Catalogne indépendante.  L’Ambassadeur d’Espagne à Tel-Aviv a demandé ce samedi au Gouvernement israélien de faire une déclaration très forte contre les indépendantistes.
Tomer Dreyfus (Tel-Aviv). C’est certainement le secret le mieux gardé à Jérusalem. Et si Israël soutenait de manière très discrète la Catalogne libre, malgré les déclarations de son allié américain qu’elle suit globalement sur ce dossier explosif? Les États-Unis ont en effet affirmé soutenir « l’unité » de l’Espagne. « La Catalogne fait partie intégrante de l’Espagne, et les États-Unis soutiennent les mesures constitutionnelles du gouvernement espagnol visant à maintenir l’Espagne forte et unie », indique dans un communiqué la porte-parole du département d’État, Heather Nauert.
Depuis des semaines IsraelValley interroge les politiques israéliens sur la Catalogne. La grande majorité de ceux que nous avons interrogé sont pro-indépendantistes. Ils considèrent que la Catalogne libre sera pro-israélienne. Mais ils sont pour la plupart tenus à ne pas s’exprimer sur ce sujet ultra-sensible.
IsraelValley a sélectionné un article du journal espagnol en ligne El Confidencial, organe de presse politiquement situé au centre droit.
« L’État hébreu figure en bonne place dans bon nombre de documents élaborés par les nationalistes pour préparer la transition vers l’indépendance. Entrer en relation avec les services de renseignements d’Israël pour connaître leur organisation et leurs services de sécurité » est un des objectifs des futurs services secrets de Catalogne, l’Agence Nationale de Sécurité a révélé El Confidencial.
Dans une autre information, on signale que les membres de la future force aérienne catalane devraient se former en Israël qui est le pays « qui assure la meilleure formation possible ». La Généralité a signé il y a longtemps un accord de coopération scientifique avec l’Agence Industrielle Israélienne pour la Recherche et le Développement (Matimop).
Les nationalistes espèrent obtenir une aide d’Israël pour qu’une Catalogne nouvellement indépendante ne soit pas asphyxiée. Le juge Santiago Vida a reconnu par exemple : « Nous ne pourrons pas aller vers la Banque Centrale Européenne pour financer la dette parce que nous ne serons pas encore membres de l’Union européenne ». La solution « est qu’un autre État solvable, et nous parlons d’Israël et de l’Allemagne, nous fournissent des financements pendant un certain temps », ajoutait-il.
LE PLUS. Selon rtbf.be : « Une « triste journée où la déraison l’a emporté sur la loi », a déclaré Rajoy suite à la décision du président catalan Carles Puigdemont de proclamer vendredi l’indépendance de la Catalogne. La réaction de Madrid ne s’est pas faite attendre: le gouvernement catalan et son dirigeant ont été destitués en vertu de l’article 155 de la Constitution espagnole.

Officiellement, ce samedi matin, Carles Puigdemont n’est donc plus le président de la Catalogne. Que va-t-il faire? Dans tous les cas, il devra faire face à la justice. Il sera poursuivi pour rébellion et risque jusqu’à 30 ans de prison.

Par ailleurs, une centaine de hauts fonctionnaires dont le directeur de la police catalane ont également été démis de leurs fonctions. Les employés de l’administration catalane qui refuseraient d’obéir à Madrid seront suspendus. Vendredi, Mariano Rajoy a pris tout le monde de court en convoquant des élections régionales le 21 décembre prochain. Il s’agit du délai le plus court pour les organiser. La suspension de l’autonomie ne devrait dès lors durer que huit semaines ».
Selon Le Monde :  »

Près d’un mois après le référendum d’autodétermination, le Parlement catalan a adopté, vendredi, un « processus constituant » pour se séparer de l’Espagne, lors d’un vote à bulletin secret. La résolution déclarant l’indépendance a été adoptée par 70 voix pour (sur 135 députés), en l’absence de la plus grande partie de l’opposition, qui avait quitté l’hémicycle.
En réaction, le premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, a annoncé, vendredi en début de soirée, la destitution du président catalan, Carles Puigdemont, la dissolution du Parlement de la Généralité et l’organisation d’élections anticipées. Parmi les autres mesures annoncées : la destitution du directeur de la police régionale catalane ou encore la fermeture des « représentations » catalanes dans le monde.
« Le gouvernement a adopté ces mesures pour éviter la prise en otage inadmissible d’une majorité des Catalans et le vol d’une partie du territoire au reste des Espagnols », a plaidé M. Rajoy.
Dès samedi, la vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Saenz de Santamaria, devait réunir les secrétaires d’Etat qui seront chargés d’assumer les fonctions des gouvernants catalans ».
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