Les sociétés de trading israéliennes qui ont escroqué de nombreux particuliers sur les devises et produits dérivés ont trois mois pour cesser leurs activités.
Les Echos : « La sentence est tombée. Par 53 voix pour et zéro contre, la Knesset, le Parlement israélien, a décidé de fermer le secteur très controversé des options binaires – des instruments dérivés spéculatifs – du pays. Ce secteur est accusé par de nombreux pays d’être au coeur d’une vaste entreprise d’escroquerie qui a fait des milliers de victimes , et notamment en France . Attirés par la promesse d’argent facile, les particuliers sont en fait dépouillés de leur épargne de manière frauduleuse. Ces sociétés et sites de trading ont maintenant trois mois pour stopper toutes leurs activités sous peine de risquer deux ans d’emprisonnement. Un délai de grâce qui a fait grincer quelques dents du côté des avocats des plaignants. Aucune de ces sociétés de trading n’a, en effet, été poursuivie en Israël. En mars 2016, elles ont été interdites de démarcher les citoyens israéliens mais pas les étrangers. De 5 à 10 milliards de profits
Une enquête de « Times of Israel », publiée en mars 2016, et intitulée « Les Loups de Tel Aviv », avait attiré l’attention de la classe politique et de l’opinion publique israéliennes. Selon le quotidien, ce secteur d’une centaine de sociétés, employant entre 5.000 et 10.000 personnes, aurait généré entre 5 et 10 milliards de dollars par an . De quoi s’attirer les services des meilleurs cabinets d’avocats et lobbyistes, qui ont tout fait pour préserver ce secteur très florissant pour le crime organisé.
« Les propriétaires et associés de ces sociétés sont parfois des anciens hauts responsables de l’Etat, ou des proches d’anciens haut gradés de la police. Très riches, ils ont fait des donations, et ont ainsi leurs entrées dans la classe politique », souligne le « Times of Israël ».
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