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Le président américain Donald Trump a mis en garde son homologue français Emmanuel Macron sur les risques des relations de la France avec le régime iranien, révèle le journal Le Point. Quand Macron a appelé Trump le 13 octobre pour lui dire qu’avoir refusé de certifier l’accord sur le nucléaire avec l’Iran était une erreur qui pouvait avoir des conséquences graves et pas seulement économiques, le président américain lui a répondu, selon le Washington Post : “Je sais que les Iraniens vont donner beaucoup d’argent à Renault. Eh bien, goinfrez-vous mais on verra ce qui se passera après !”
Le président français Emmanuel Macron “envisage” de se rendre en Iran, à l’invitation du président Rohani, a indiqué vendredi dernier l’Elysée. Si l’annonce est confirmée, ce serait la première visite d’un chef d’Etat ou de gouvernement français en Iran depuis 1971. La présidence iranienne a elle évoqué sur son site une visite “l’année prochaine”. (Katty Scott – © Le Monde Juif .info)

SELON LE MONDE : « Renault consolide sa présence en Iran. Le constructeur automobile y a signé lundi 7 août un accord de 660 millions d’euros afin d’y produire, à terme, 300 000 véhicules par an. Ces investissements passeront par la création d’une coentreprise détenue par Renault (60 %), l’Organisation pour la rénovation et le développement industriel (20 %) – un organisme public iranien – et la société privée iranienne Parto Neguine Nasseh (20 %).

« Nous sommes heureux de signer cet accord historique, a déclaré Thierry Bolloré, le numéro deux du groupe français, qui a signé l’accord. Pour Renault, l’Iran est connu pour sa grande capacité industrielle, ses infrastructures pour l’industrie automobile, les compétences de ses ressources humaines et sa position géopolitique unique. »
« La première phase de cet accord d’une valeur de 660 millions d’euros prévoit la construction de 150 000 voitures » par an, a détaillé Mansour Moazami, le patron de l’Organisation pour la rénovation et le développement industriel. Les premières voitures ainsi produites seront vendues d’ici un an et demi, a-t-il encore précisé. La seconde phase du projet commencera en 2019 et durera trois ans. Selon les termes de l’accord, 30 % des véhicules et des pièces détachées produits dans cette usine iranienne seront exportés ».
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