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L’ascension des innovateurs asiatiques et européens menace la suprématie d’Israël dans ce domaine car le pays est confronté aux limites de son modèle. Entre 1998 et 2012, la croissance du secteur de la high-tech israélienne a été de 9%, le double de la progression du PIB.
Mais depuis plusieurs années, la haute technologie, qui représente pourtant l’avenir du pays d’après ses dirigeants, progresse moins que les autres secteurs.
De nombreux groupes se retrouvent ainsi dans les bras d’intérêts étrangers dont le seul but est de piller les brevets israéliens et de délocaliser les usines chez eux. On se demande à quoi pourraient être utilisées les nouvelles ressources financières du gaz au large de Haifa.
Elles devraient pourtant permettre de pérenniser les fleurons industriels israéliens par la création d’un fonds national d’investissement, à l’instar de la Caisse des Dépôts en France qui constitue un groupe public au service de l’intérêt général et du développement économique du pays.
Ce groupe aurait en charge la reprise de secteurs sensibles garantissant l’avenir du pays, même s’il devait être accusé de favoriser un État providence, omniprésent, caractérisé par une bureaucratie à la soviétique et un syndicalisme fort. On serait certes loin du libéralisme économique prôné aujourd’hui par le gouvernement israélien.
La question est posée aux grands économistes pour savoir s’il est sain pour Israël de se défaire des fleurons de son industrie pour quelques millions de dollars de plus, en vendant ses bijoux de famille.
Ainsi déjà, le loup chinois était entré dans la bergerie en 2011 avec l’acquisition de Agan, basé à Ashdod, l’un des plus grands producteurs israéliens de produits chimiques agricoles pour la protection des cultures.
Il approvisionne les marchés à travers le monde avec une gamme complète d’herbicides éprouvée sur le terrain, d’acaricides et de régulateurs de croissance. La société exporte plus de 90% de sa production à travers une centaine de pays et emploie plus de 500 salariés. Ses ingénieurs de recherche sont parmi les plus créatifs, les plus originaux et les plus efficaces pour la découverte de nouvelles lignes de production.
Copyrights. Un article de Jacques Benillouche.

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