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Alors qu’en Israël, les retraités français doivent régulièrement se présenter dans les consulats pour certifier qu’ils sont bien en vie, il n’en est pas de même dans certains pays arabes.

La Cour des comptes, dans son dernier rapport, suspecte des fraudes sur les pensions de retraite versées à l’étranger, notamment en Algérie où « le nombre de centenaires pensionnés du régime général dans ce pays est supérieur à celui recensé par les services du recensement », selon le député Jean-Michel Ferrand (La fraude sur les retraites touche-t-elle à sa fin ?).
C’est l’intéressante découverte faite par la Cour des comptes qui, en épluchant les comptes de la CNAV (caisse nationale d’assurances vieillesse), l’organisme qui paye les retraites, a constaté que le nombre de retraités centenaires algériens était particulièrement important. Il était même supérieur au total des centenaires recensés par l’état-civil en Algérie. Rolande Ruellan, présidente de la 6e chambre de la Cour des comptes qui a présenté un rapport sur la fraude sociale devant une commission parlementaire reconnait le problème : « Il y a des retraités qui ne meurent plus dans les pays étrangers» dit-elle, insistant, en particulier, sur le nombre de retraités centenaires algériens.

Les Algériens bi-nationaux, ayant travaillé en France deviennent immortels à partir du moment où ils se retirent en Algérie

Pourquoi ? Comment ? C’est ce qu’a tenté de savoir la commission. « Il suffit de ne pas déclarer à la caisse de retraite le décès de l’ayant-droit » précise la magistrate.

« Mais il n’y a pas de contrôle ? » s’étonne un membre de la commission. « En Algérie nous n’en avons pas les moyens. Il faudrait mettre des contrôleurs itinérants dans tous les pays. Ce n’est pas évident ! » , souligne-t-elle. C’est ainsi que les Algériens bi-nationaux, ayant travaillé en France deviennent immortels à partir du moment où ils se retirent en Algérie pour leur retraite. Ce sont leurs enfants, voire leurs petits-enfants qui continuent à percevoir la pension de retraite, bien après leur décès. Et il ne faut évidemment pas compter sur les autorités algériennes pour faire la chasse aux fraudeurs.

On peut s’étonner, tout de même, qu’un organisme comme la CNAV qui verse chaque année 4 milliards d’euros de retraite à l’étranger, dont 1 milliard pour l’Algérie, ne soit pas en mesure d’effectuer un minimum de vérifications, soit en demandant, tous les deux ans par exemple, aux bénéficiaires de donner une preuve de leur existence – comme cela se fait en France pour les professions libérales, notamment- , soit, en les invitant à se présenter dans les consulats de France pour percevoir leurs pensions. Un attendant, les caisses de retraite françaises perdraient près d’un milliard d’euro dans cette fraude à la retraite déjà surnommée, « la fraude des immortels ».
Source : https://www.coolamnews.com/fraude-a-retraite-binationaux-impossible-israel-algerie/

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