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Le Big data est une passion du hightech israélien. Pour Israël, être technologiquement plus avancé que les autres pays développés, n’est pas accessoire, c’est une nécessité pour la survie du pays.

L’armée entraine et se sert de jeunes ingénieurs spécialisés dans le Big Data pour rechercher de l’information sur les pays environnants, mais aussi pour surveiller et identifier des cibles avec précision. Cette recherche permanente d’innovation aboutit à des technologies qui permettent l’agrégation et le croisement de milliers de données extérieures, et parviennent à extraire des résultats et à identifier des tendances avec une efficacité sans précédents.

Ce n’est pas du tout le hasard si des firmes françaises spécialisées dans le Big Data attirent le regard d’Israël. C’est le cas de UpMem (Grenoble).

Selon Usine Digitale : « La startup Grenobloise UpMem boucle un tour de table de 3 millions d’euros. De quoi achever le développement de sa puce destinée à accélérer les applications big data par un facteur 20. C’est une étape importante pour UpMem. Fondée en janvier 2015, la start-up grenobloise, qui emploie aujourd’hui 10 personnes, vient de boucler son premier tour de table d’un montant de 3 millions d’euros.

Parmi les investisseurs figurent Partech Ventures, Supernova Invest, Crédit Agricole et Western Digital Capital, le fonds d’investissement du géant américain du stockage de données Western Digital. Avec ces moyens, elle espère achever le développement de sa puce PIM (Processing In-Memory) destinée à accélérer les calculs dans les serveurs notamment pour les applications big data. « Notre projet est de révolutionner le calcul dans les serveurs applicatifs en traquant le mur de la mémoire, confie à L’Usine Nouvelle Gilles Hamon, PDG-cofondateur de la pépite. »

LE PLUS.
Le Big Data représente un nouveau paradigme. Son importance a été reconnue par la Commission 2030 qui en a fait l’un de ces 5 chantiers prioritaires  ainsi que par les grands acteurs de l’économie française . Israël n’est pas en reste, avec des universités à la pointe dans ce domaine, comme l’Université hébraïque de Jérusalem  et le Technion , où l’Association France Technion a justement effectué sa dernière mission autour du thème « Making Sense of Big Data« .
La jeune star-tup israélienne DBS-H , fondée il y a un peu moins de 3 ans, travaille sur les bases de données et notamment l’intégration entre celles-ci. Initialement, elle était simple hébergeur et gestionnaire de base de données. Désormais, elle propose également des outils pour mieux exploiter des bases de données Oracle. Elle a notamment mis au point des outils permettant d’analyser en temps réel des flux de données et d’autres permettant de transiter plus efficacement entre un stockage de données local et parcellaire à un stockage par cloud.
Son produit phare, Coreplic-8, est un logiciel qui complète une base de donnée Oracle en fournissant divers services permettant d’augmenter l’efficacité de celle-ci. Par exemple, le CR8 optimise la distribution et l’accès aux données par :
– la réplication des données : CR8 cherche à copier les données sur plusieurs serveurs afin de garantir un accès permanent et éviter les pertes ;
– l’optimisation du temps d’accès : la spécialisation de certains serveurs pour les données à haute demande (par exemple, pour un site de vente en ligne) ou pour le stockage de rapports d’activité ;
– la synchronisation de serveurs : des multinationales peuvent avoir plusieurs serveurs comportant les mêmes données à travers le monde, qui doivent être efficacement synchronisés en temps réel ;
– la protection des données : il est possible de faire valider un utilisateur lorsqu’il accède à la base pour éviter que des fuites, vols ou modifications illégales aient lieu.
L’outil est conçu pour être peu cher, ciblé pour les petites et moyennes entreprises en croissance et surtout simple à mettre en place. Présents cette année au MIXiii, forum d’innovation israélien , l’équipe de DBS-H a eu un succès certain, comme le montre cette histoire relatée sur leur blog : un visiteur italien, plus familier du biomédical, passait à coté de leur stand.
 

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