Partager :

MODE. Beyoncé porte du Alon Livné, le créateur israélien qui monte. Kate Middleton, l’épouse du Prince William, raffole des bottes en caoutchouc de Menaché Ben-Yossef, le styliste de Hunter et Jennifer Lopez n’a d’yeux que pour les robes de Galia Lahav.  Quant à Woopi Goldberg ou Lady Gaga, elles se perchent volontiers sur les escarpins décalés de Kobi Levi. (actuj.com)
Selon madmoizelle.com : « En haute couture, presque tout est permis. On connaissait les excentricités fantastiques d’un Martin Margiela en grande forme, les froufrous étouffants des maisons Dior et consorts, mais s’il y a un domaine où le renouvellement total semble compliqué, c’est bel et bien l’univers de la chaussure.
On le sait, la chaussure est bien souvent ce qui couronne un look. Impraticable ou au contraire trop plan-plan, les créateurs nous offrent souvent des souliers qui font rêver mais qu’on ne portera jamais à nos pieds. Qui ne se souvient pas des chaussures McQueen, oeuf de l’espace aux talons tellement hauts que les mannequins elles-mêmes se cassaient la figure ? Qui peut oublier l’avènement du talon tendance SM, en forme de clou de métal tellement pointu qu’on imaginait déjà les souffrances de celles qui les portaient ? Produit portant au fétichisme par excellence, il n’est pas étonnant alors de voir que la chaussure peut alors frôler l’œuvre d’art.
Kobi Levi est sans doute tombé en adoration devant le shoesing de sa mère quand il était petit. Après avoir fait l’école d’art et de design de Jérusalem dont il sort diplômé en 2001, il se lance dans la création de pompes toutes plus folles les unes que les autres. Ses inspirations ? Tout sauf… les pieds, justement ! Selon lui, la chaussure est aussi bien un objet d’art à porter, qu’à contempler. La forme du pied et les exigences qu’elle impose ne sont alors qu’un cadre pour la créativité. Baudelaire n’a t-il pas dit « parce que la forme est contraignante, l’idée jaillit plus intensément » ? (ouais bon, c’était à propos du sonnet, et alors ? ne vois-tu pas ce parallèle merveilleux entre art littéraire et arts plastiques ? tant pis). Ses chaussures ne sont pas éditées pour la vente, mais uniquement visibles en tant que modèle unique, voire comme des œuvres d’art. N’y voyez pas la praticité de la chose, mais plutôt sa folie furieuse de la transformation pédestre ».

Partager :