C. Selon lorientlejour.com : « Le chef de l’Etat s’exprimait devant les 170 ambassadeurs de France réunis comme chaque rentrée à Paris. Le président a affirmé qu’il allait rencontrer le président de la République, Michel Aoun, qui a de son côté été officiellement invité à se rendre à Paris, ainsi que le Premier ministre, Saad Hariri. M. Macron a indiqué dans son discours que le Liban traversait une période délicate qu’il affronte avec responsabilité et courage. Selon les propos du président français, la France veut soutenir le Liban, au nom de la relation historique entre les deux pays.
Concernant le conflit israélo-palestinien, M. Macron a estimé qu’il est « fondamental que la France continue à peser sur la question. » « Nous poursuivrons nos efforts avec l’ONU pour une solution à deux Etats, Israël et Palestine, vivant côte-à-côte en sécurité dans des frontières reconnues par la communauté internationale, avec Jérusalem comme capitale des deux Etats », a dit le chef de l’Etat français. « Je souhaite me rendre à cet égard au printemps prochain au Liban, en Jordanie, en Israël et dans les Territoires palestiniens », a-t-il ajouté.
« La lutte contre le terrorisme islamiste »
Lors de son discours, le chef de l’Etat français a affirmé que « la lutte contre le terrorisme islamiste » devait être « la première » des priorités de la diplomatie française. « Assurer la sécurité de nos concitoyens fait de la lutte contre le terrorisme islamiste la première de nos priorités (…). L’angélisme n’est pas de mise, pas davantage qu’une peur de l’islam qui confond islamiste et islamique », a-t-il souligné.. « La sécurité des Français est la raison d’être de notre diplomatie. Cette exigence est viscérale. Nous devons y répondre sans faiblir », a-t-il ajouté.
La France est confrontée depuis 2015 à une vague d’attentats islamistes sans précédent qui a fait 239 morts. « L’éradication du terrorisme passe aussi par l’assèchement de son financement », a insisté Emmanuel Macron, qui a annoncé l’organisation d’une conférence de mobilisation contre le financement du terrorisme début 2018 à Paris. Il a aussi assuré vouloir « obtenir la transparence sur toutes les forces de financement du terrorisme.
Pour cela, le président français a insisté sur la nécessité de ne pas « choisir son camp » entre l’Arabie saoudite et l’Iran, les deux grands rivaux régionaux au Proche-Orient. « Nous n’atteindrons notre objectif qu’à condition de ne pas entrer dans ces grilles de lecture et nous enfermer dans un camp. Certains ont choisi, c’est une erreur. La force de notre diplomatie est de parler à tous », a–il jugé.
« Pas d’alternative à l’accord nucléaire avec l’Iran ». Par ailleurs, le président français a affirmé l' »attachement » de la France à l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, susceptible d’être remis en cause en raison de la détérioration des liens entre les Etats-Unis et Téhéran.
« Je veux confirmer l’attachement de la France à l’accord nucléaire iranien », a déclaré M. Macron. « Il n’y a pas d’alternative », a-t-il ajouté, prônant une « relation constructive et exigeante avec l’Iran ».
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