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Une femme d’exception. Elle a très certainement le niveau d’un prix Nobel. Ruth Arnon est une biochimiste israélienne. Elle est professeur d’Immunologie à l’Institut Weizmann, où elle est travaille notamment à la recherche de vaccins contre le cancer. Elle co-développe la Copaxone, médicament contre la sclérose en plaques. Elle se voit décerner en 1998 le prix Wolf de médecine avec son compatriote Michael Sela pour l’ensemble de leurs découvertes en immunologie.

Prof Ruth Arnon : « Le Conseil de l’enseignement supérieur a annoncé le lancement du programme des Centres de recherche israéliens d’excellence (I-CORE), dans le cadre du plan du gouvernement allant jusqu’en 2017.

Cela indique, je pense, que le gouvernement révise sa stratégie de ne financer qu’une faible partie de la R&D. Ce programme inédit prévoit la création de centres dotés d’une infrastructure de recherche à la pointe de la technique, constitués de clusters recoupant les institutions et réunissant les chercheurs les plus performants dans chaque domaine ainsi que de jeunes scientifiques israéliens revenant de l’étranger.

Quatre de ces centres sont déjà opérationnels, et dans les quatre prochaines années, leur nombre devrait s’élever à 30, couvrant l’ensemble du domaine des sciences naturelles et exactes, des humanités et des sciences sociales, et dotés d’un budget total de 1,35 milliards de nouveaux shekels israéliens (365 millions de dollars).

Les domaines du projet I-CORE sont présélectionnés par le comité de gestion sur la base d’un appel à propositions, et les centres d’excellence en ces domaines sont eux-mêmes sélectionnés par un examen collégial au sein de la Fondation israélienne des sciences (ISF). I-CORE est financé par le Conseil de l’enseignement supérieur, les institutions qui les hébergent et les partenaires commerciaux stratégiques.

En Israël, la science doit faire face à un double défi. Nous devons d’une part soutenir les domaines de recherche dans lesquels nous excellons déjà, en fournissant aux scientifiques les moyens de poursuivre leurs travaux et de s’épanouir ; dans de nombreux cas, cela exige de construire des infrastructures coûteuses.

Le second défi consistera à promouvoir la recherche appliquée, à savoir notamment la recherche biomédicale dans laquelle la partie clinique aussi bien que pharmaceutique et la mise au point de médicaments sont des objectifs accessibles. Pour ce faire, il est essentiel d’accroître la part gouvernementale de soutien à la R&D par rapport à celle que fournissent les entreprises privées. Des progrès viennent d’être réalisés avec l’ouverture d’une division de médecine biomédicale et appliquée au sein de l’ISF ».

Source : http://www.unesco.org/new/fr/natural-sciences/science-technology/sti-policy/country-studies/israel/interview-q1/

[1] Le terme R&D englobe la R&D civile uniquement, car la R&D militaire est classifiée en Israël.
[2] Le secteur des affaires effectue et finance 80% de la R&D.
[3] Les start-ups, les pépinières technologiques et les instituts de recherche commerciale, tels que définis par la Classification internationale 73 pour les normes industrielles.

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