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Quinze ans après l’ouverture de sa première boutique, Laurent Lévy n’en finit pas de secouer le marché français de l’optique. Il a inauguré récemment à Lyon la première clinique de chirurgie réfractive à sa marque. Un investissement d’environ 1 million d’euros.
Le franco-israélien, qui vit à Jérusalem mais reste, précise-t-il, résident fiscal en France, gère la cinquième chaîne française d’opticiens avec 445 points de vente fin 2015 pour un chiffre d’affaires de 484 millions d’euros, dont plus de 10 % réalisés avec les prothèses auditives.
Son entreprise connaît une croissance annuelle de 10 % grâce à un concept affirmant offrir les prix les plus bas du marché, mais aussi grâce à un fort développement en franchise (Laurent Lévy possède en direct 100 unités) effectué uniquement avec d’anciens salariés du groupe. Optical Center prévoit d’ouvrir 100 nouveau magasins, malgré l’inversion de la tendance d’un marché qui devrait se réduire de 1 milliard dans les trois ans en raison du passage d’une fois par an à une fois tous les deux ans des remboursements effectués par la Sécurité sociale et les mutuelles.

Lutte contre les fausses factures

Ces dernières années, Laurent Lévy a agité le milieu feutré des opticiens français en attaquant plusieurs enseignes concurrentes devant la justice. Son objectif était de lutter contre « l’optimisation de facture », c’est-à-dire la pratique longtemps assez répandue, qui consiste pour un opticien à caler le prix des lunettes sur les possibilités de remboursement du client, quitte à faire glisser la part consacrée aux verres correcteurs vers les montures. Le patron d’Optical Center a envoyé des clients mystères chez ses concurrents pour témoigner de ces faits et a réussi a faire condamner Afflelou puis, début 2015, la coopérative d’Optic 2000. Cette dernière décision a d’autant plus défrayé la chronique que le tribunal de commerce de Paris a condamné Optic 2000 à verser à Optical Center 30 millions de réparation, ce qui a conduit les coopérateurs à se mettre sous procédure de sauvegarde. « Dans mes magasins, je voyais que cette pratique nous faisais perdre un client, puis un deuxième, etc. J’ai voulu y mettre fin », commente-t-il aujourd’hui.
En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/07/04/2016/lesechos.fr/021824044460_optical-center—l-opticien-qui-veut-operer-ses-clients.htm#JY8RxUbD0RvwSjBd.99

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