L’
AH-64 Apache est un
hélicoptère d’attaque tous temps. En
2015, il est construit par
Boeing, qui absorba la société
McDonnell Douglas, qui avait elle-même racheté la société
Hughes en
1984. Cette dernière l’avait développé pendant la
guerre froide afin de stopper les colonnes de
chars d’assaut du
pacte de Varsovie en cas de conflit en Europe. Tous les appareils sont produits dans l’usine Boeing de
Mesa dans l’
Arizona.
Son baptême du feu eut lieu au
Panama en décembre 1989. Par la suite, il fut engagé massivement pendant la
guerre du Golfe (1990-1991) et plus récemment sur les théâtres
afghan,
irakien, libyen et yéménite.
Contrairement aux hélicoptères conventionnels, le fuselage de l’Apache a été conçu pour continuer à évoluer au milieu d’un champ de bataille après avoir pris un coup au but.
L’habitacle et le
moyeu du rotor principal sont capables de résister à des impacts multiples d’obus perforants/incendiaires de
23 mm tirés généralement par le redoutable
ZSU-23-4 Shilka. Cette protection est offerte par
1 100 kg de blindage en
carbure de bore renforcé avec du
nylon. Le pare-brise du canonnier ainsi que la verrière du pilote sont à l’épreuve des balles de calibre .50 et l’intérieur du cockpit est tapissé avec des plaques de
Kevlar afin de limiter la propagation d’éclats en cas de perforation. Les sièges du pilote et du canonnier sont blindés au niveau du dossier et des côtés. Toujours dans le but d’augmenter les chances de survie, un écran blindé transparent sépare le pilote et le canonnier.
Dès la conception de la cellule, certains composants vulnérables ont été délibérément surdimensionnés afin de continuer à fonctionner lorsqu’ils sont endommagés, ainsi le moyeu du rotor principal a un diamètre de 18 centimètres au lieu des 8 centimètres prévus initialement. On insiste aussi sur la redondance des systèmes, ainsi les commandes, les circuits hydrauliques et électriques sont dédoublés. En plus d’être
auto-obturants, les réservoirs tout comme le fuselage, sont conçus pour résister à la violence d’un crash. Les turbines sont par ailleurs implantées aussi loin que possible, afin d’éviter la perte des deux en cas d’impact direct sur l’une d’entre elles. En cas de panne, l’Apache est capable de voler avec un seul moteur.
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