L’Établissement français du sang a été également visé par une cyberattaque
Piratage.
Mardi 3 novembre, l’Établissement français du sang (EFS) a confirmé que, la veille, un de ses prestataires d’équipements frigorifiques a été victime d’un incident de cybersécurité, heureusement sans conséquences. Voilà qui s’ajoute à une série d’attaques similaires qui ont récemment frappé le Vieux Continent.
“Une vague de cyberattaques visant les systèmes de réfrigération européens.” C’est avec cette formule chargée d’inquiétude que le média américain CNBC décrit la situation actuelle de ce côté-ci de l’Atlantique. Comme le rapporte le site d’information, depuis le début de la semaine, “des centaines de supermarchés situés dans plusieurs pays européens, et notamment en Belgique, en Suède et en Finlande, ont vu leurs réfrigérateurs être piratés à distance”. Le modus operandi consiste à augmenter les températures de ceux-ci, ce qui entraîne évidemment la détérioration de denrées alimentaires et d’importantes pertes économiques pour les enseignes de la grande distribution.
Encore plus grave, mardi 3 novembre, l’Établissement français du sang (EFS), l’organisme qui planifie notamment la collecte des produits sanguins dans le pays, a fait savoir qu’il avait été également touché par de probables cyberattaques, semblables à celles qui ont frappé les supermarchés. Un épisode qui a eu lieu lundi, mais qui n’a été rendu public que le jour suivant par le biais d’un communiqué. Dans celui-ci, l’EFS indique qu’un “prestataire d’équipement frigorifique de l’Établissement français du sang (EFS) a été victime d’un incident de cybersécurité”, et que “les installations de supervision et de pilotage de chambres froides déployées sur trois sites de l’EFS ont été touchées”.
“On ignore le mobile de ces attaques”
Heureusement, précise de son côté The Guardian, “les systèmes d’alerte ont permis aux techniciens d’intervenir avant que les produits ne soient compromis”. Mais de quels produits parle-t-on exactement ? Comme l’explique ensuite le média britannique, l’EFS, “qui est l’organisme public français chargé de la transfusion sanguine, assure la collecte, le contrôle, la préparation et la distribution de produits tels que le sang, le plasma et les plaquettes à plus de 1 900 hôpitaux à travers le pays. Il vient également en aide à plus d’un million de patients chaque année.”
Évidemment, viser une telle entité pose encore davantage de questions sur les motivations des personnes qui sont derrière ces attaques. À l’heure actuelle, observe le journal londonien, “on ignore le mobile de ces attaques et personne n’en a revendiqué la responsabilité”, même si certains experts estiment que Moscou pourrait y avoir joué un rôle. Néanmoins, aucune preuve ou indication d’une possible implication russe, ou d’un autre État, n’a été fournie pour l’instant. Le mystère demeure donc entier.
Laisser un commentaire