Dans un entretien accordé ce vendredi 23 octobre 2026 au journaliste Roi Katz, sur la chaîne économique israélienne Channel 10, le Premier ministre a reconnu la nécessité de se préparer à d’éventuelles sanctions économiques et bancaires internationales contre Israël.

Le chef du gouvernement a notamment révélé avoir demandé l’élaboration d’un plan permettant de maintenir les transactions financières du pays en cas de restrictions imposées par des institutions étrangères. Parmi les pistes envisagées figurent les cryptomonnaies et la technologie blockchain, susceptibles, selon lui, d’offrir des solutions alternatives aux circuits bancaires traditionnels.

Ces déclarations marquent une évolution notable dans le discours de Benjamin Netanyahou, qui a longtemps insisté sur la résilience de l’économie israélienne, ses performances technologiques et sa capacité à attirer les investissements internationaux. Désormais, le Premier ministre reconnaît publiquement qu’un isolement financier pourrait constituer un risque stratégique majeur.

Cette inquiétude intervient alors que l’économie israélienne demeure fortement dépendante de ses échanges avec l’étranger. Selon les données de l’Autorité israélienne de l’innovation citées par N12, les exportations de haute technologie ont atteint 85 milliards de dollars en 2025, représentant près de 58 % des exportations du pays. Une telle exposition aux marchés internationaux pourrait rendre particulièrement coûteuses d’éventuelles restrictions financières.


Le recours aux monnaies numériques ne constituerait toutefois pas une solution miracle. Des spécialistes interrogés par le quotidien économique Globes soulignent que les transactions en cryptomonnaies restent largement traçables et que les entreprises étrangères demeurent soumises aux législations et aux régimes de sanctions de leurs pays respectifs.

La blockchain pourrait faciliter certaines opérations, sans pour autant neutraliser les effets d’un isolement bancaire international.

Autre déclaration importante : Netanyahou estime qu’Israël doit anticiper une réduction progressive, voire la disparition, de l’aide militaire américaine.


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