Il n’aura fallu que quelques jours aux enquêteurs pour identifier un suspect. Ce mardi matin à 6h15, une personne a été interpellée par la police avec l’appui du Raid de Bordeaux et placée en garde à vue dans le cadre de l’enquête ouverte par le parquet de Limoges (Haute-Vienne) après l’incendie qui a ravagé la mairie de la ville, a appris la rédaction de TF1-LCI ce mardi de plusieurs sources, dont la procureure de la République, Émilie Abrantes.

Selon nos informations, Hodei C.R. est né en 1992 et est âgé de 34 ans. Il a été arrêté sur la commune de Val d’Issoire, à une cinquantaine de kilomètres de Limoges. Il est soupçonné d’avoir participé à la mise à feu de la mairie sous l’œil impuissant de nombreux témoins. L’événement a ému, depuis, toute la commune de la Haute-Vienne et bien au-delà.

Le suspect a été identifié par des vidéos collectées par des manifestants.

Toujours selon nos informations, le trentenaire fait l’objet d’une fiche S pour son appartenance à l’ultragauche. Il posséderait, selon nos sources, de multiples connexions ultra-gauche dans toute la Haute-Vienne.

Il est connu pour au moins un fait de violence à l’égard d’un policier lors d’une manifestation. Sa garde à vue se déroule pour le moment à Limoges où la sous-direction antiterroriste a envoyé des équipes. Prolongée, la garde à vue peut durer jusqu’à 96 heures.

« Le parquet national anti-terroriste (PNAT) s’est placé en position d’observateur et va savoir, dans les prochaines heures, s’il se saisit » de l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges samedi, avait annoncé lundi le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, lors d’un entretien sur TF1.

« S’il se saisit, cela veut dire que c’est un acte terroriste, c’est-à-dire que des personnes, notamment d’ultragauche, auraient organisé de façon évidente cette destruction de l’hôtel de ville », avait poursuivi le garde des Sceaux, alors qu’environ 5.000 personnes, dont 700 individus « radicalisés et extrêmement violents » selon les autorités, avaient participé à la manifestation de samedi dans la capitale limousine, où de violents affrontements avec les forces de l’ordre ont notamment eu lieu.

« Pour le moment, le PNAT ne s’est pas saisi et est toujours en évaluation de la procédure diligentée par le parquet de Limoges. Nous cherchons à comprendre si les faits commis à l’hôtel de ville de Limoges ont pu résulter d’agissements concertés et organisés, ayant pour but de semer la terreur, autrement dit à déterminer l’existence éventuelle d’une entreprise terroriste. La SDAT (sous-direction antiterroriste) est a priori co-saisie dans le cadre de cette enquête, comme cela est régulièrement le cas dans le contentieux de l’extrémisme violent », indique le Pnat ce mardi matin à TF1-LCI.

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