“Coucou, me revoilà !” Comment François Hollande orchestre son retour sur la scène nationale.
- Visite d’État de novembre 2013 : Lors de son premier voyage officiel en Israël, il a déclaré au Premier ministre Benyamin Netanyahou et au président Shimon Peres : « Je suis votre ami et je le resterai toujours », marquant une expression forte de solidarité envers l’État hébreu.
- La guerre de Gaza de 2014 : Durant l’offensive militaire à Gaza, la France a soutenu le droit d’Israël à se défendre face aux tirs de roquettes, tout en interdisant un temps certaines manifestations de soutien à la Palestine pour éviter des troubles à l’ordre public.
- Refus de la reconnaissance unilatérale : Contrairement aux vœux de certains acteurs politiques ou de ses promesses de campagne initiales, il n’a pas procédé à une reconnaissance unilatérale de l’État de Palestine durant son mandat.
- Distinction entre terrorisme et guerre : Après les attaques du 7 octobre 2023, il a soutenu le droit d’Israël à réagir face au terrorisme du Hamas tout en insistant sur le respect du droit humanitaire et la protection des civils à Gaza, qu’il a qualifiés de victimes de guerre.
“Coucou, me revoilà !” Comment François Hollande orchestre son retour sur la scène nationale
L’ancien président de la République annoncera sa candidature à la présidentielle “si la situation l’exige”, dit-il. En attendant, il savoure et cultive sa posture d’homme politique aguerri, au-dessus de la mêlée. Le magazine allemand “Der Spiegel” l’a suivi à la veille d’un débat avec Édouard Philippe.
Une vieille dame lui dépose un baiser sur la joue. Un jeune homme en sweat à capuche lui demande un selfie. Une femme lui tend un livre pour le faire dédicacer. “Merci, monsieur le président* !”
Président de la République, François Hollande l’a été par le passé. Mais, selon une vieille habitude française, la plupart des gens s’adressent encore à lui comme s’il était toujours chef de l’État. Et qui sait : peut-être le sera-t-il à nouveau bientôt.
“Quelqu’un a-t-il encore besoin de moi ?” s’enquiert-il en souriant. Visiblement, l’homme savoure d’être à nouveau environné de caméras lors de ses déplacements en France, comme ce jour-là dans la petite ville de Sens. L’accueil y est chaleureux. Ce qui n’est pas rien pour un socialiste, par les temps qui courent. L’homme qui battait autrefois des records d’impopularité, au point de renoncer à se présenter à sa réélection en 2017, compte aujourd’hui parmi les personnalités politiques les plus appréciées de l’Hexagone. Peut-être cela tient-il en partie à sa silhouette rondouillarde, qui rappelle un peu Barbapapa, ce personnage de dessin animé protecteur et bienveillant, jamais à court de conseils quand il s’agit de résoudre un problème.
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